Echec de Condé : à la recherche d’éternels boucs-émissaires !

Alpha Condé va dans tous les sens : étranglé par une crise sociale sans précédent, une crise politique sans nom, le président guinéen peine vraiment à imposer une réelle gouvernance. Bonjour donc les boucs-émissaires. Ils ne sont que deux : Ebola et les opposants.

Hier, au palais, à la faveur de la fête des femmes, il accusait : « Les investisseurs commencent à revenir. Les présidents aussi.» Et comme ils (ses opposants, NDLR) ne veulent pas que le pays avance, ils commencent à parler de manifestations. Ils ont voulu manipuler le syndicat. Mais ça n’a pas marché ». Cette accusation suffit-elle pour justifier les échecs ? Une question entière qui hante.

Avant l’apparition d’Ebola la Guinée tangue. La crise politique perdure depuis plus de trois ans, les détournements font légion, la corruption érigée en système de gouvernance, la complaisance avec les bandits économiques en devise, les mines partagées entre copains, coquins et militants du parti au pouvoir, les manifs de rue contre la pénurie d’eau et d’électricité dans les mœurs, les routes cabossées, l’insécurité galopante à Conakry et dans l’arrière-pays, les affrontements entre communautés, etc.

Alpha Condé n’a pas d’excuses pour justifier son échec. « L’un des regrets forts que je ressens c’est que cette maladie est venue un moment où notre pays était vu autrement par les partenaires et investisseurs », lançait-il récemment au siège de son parti. Il a appauvri les Guinéens avec cette flopée de conseillers et ministères pour ronger le budget!Ils ne servent vraiment à rien si ce n’est pour grever le budget.

L’autre gouvernement d’Alpha Condé qui peuple le Palais Sékhoutouréya et annexes ronge les rares ressources de l’Etat. Ces conseillers qui ne conseillent point et ces ministres qui n’administrent rien se promènent à longueur des journées avec l’argent de l’Etat, accompagnant souvent le président dans des cérémonies d’inauguration d’édifices ou autres.

Ministre conseiller de ceci, conseiller personnel de cela, … font légion dans le cercle présidentiel. Ces cadres qui auraient été commis à d’autres tâches auraient mieux servi s’ils n’avaient pas été confinés dans les bureaux feutrés en train de se tourner les pouces. Ils ne sont pas écoutés par celui qui les a nommés. Alpha n’a pas d’excuses. Les opposants dénoncent les disfonctionnements, à lui de les corriger en sa qualité de président de la République mais pas du RPG. Une hauteur de vue s’impose à lui, mais, Hélas. C’est raté.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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