Elections locales : quelle place pour les petits partis bruyants ?

Par où sont passés tous ces partis qui n’ont pas réussi à mobiliser dans les urnes, certains même dans leur propre quartier, à plus forte raison dans leur circonscription d’origine ? On entend en effet parler de résultats du RPG, de l’UFDG, de l’UGD, de KaloumYigui, de listes indépendantes, etc. Mais, peu ou pas du tout de l’UFDG renouveau, de l’UFC, des NFD, de l’UPR, du PGRP, du RDIG, de l’UFD.

Certains sont alliés au RPG, d’autres lâchés par celui-ci. Sur le terrain, ils ont été absents ou plutôt noyautés. Parmi eux, un certain Makanera Kaké. Cet allié de l’UFDG qui criait sous tous les toits que Boké sera dans son escarcelle a été battu à plate couture. En effet,   le RPG a raflé 4 722 voix contre 4 619 pour l’UFDG. Ils sont suivis par l’UFR de Sidya Touré avec 3 731 voix. Makanéra Kaké se console avec la place de quatrième avec 746 voix, l’UDG de Mamadou Sylla : 633 voix, tandis que le PADES de Dr Ousmane Kaba se contente de 376 voix et UPR de Bah Ousmane de 205 voix. Makanera Kaké trouve satisfaisant le résultat.

En partie, il a bien raison, vu la jeunesse de son mouvement par rapport à l’UPR de Bah Ousmane, dernière sur la liste. Kaké qui peut se trouver deux conseillers à la Commune trouve la raison de son échec : «Partout, le parti au pouvoir a utilisé le bourrage. Quand je dis bourrage d’urnes, cela veut dire on a fait voter des cartes qui n’ont été distribuées, en passant par des procurations ou bien en donnant à des personnes qui ne sont pas recensées à Boké, en remplacement à des personnes qui ne sont pas là. »

L’autre bruyant, c’est bien Bah Oury, lui, il s’occupe de Dalein : «Il y a un dirigeant qui prétend être destiné à être président de ce pays qui a dit que les candidatures indépendantes sont considérées par son parti comme des ennemies. C’est une aberration dans un système d’Etat de droit et de démocratie. Un parti, avec son clan, qui porte plainte contre le logo du renouveau (un fromager et la colombe de la paix) en allant soudoyer un magistrat de Mafanco pour dire que l’oiseau, la colombe et le soleil sont les mêmes choses. Des gens comme ça, lorsqu’on me dira qu’ils ont triché ou qu’ils ont fraudé, je ne dirai pas le contraire, parce qu’ils ont montré leur mentalité est de mauvaise foi. »

Nulle part, on entend parler de son mouvement ou de sa victoire dans une circonscription électorale. Il reste rongé par la rancœur et la haine. C’est aussi une autre victoire, pourrait-on dire.

Jeanne Fofana, Kababachir.com

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