Elie Kamano : le départ d’un plaisantin aux abois

Elie Kamano : le départ d’un plaisantin aux abois

Il a voulu faire comme bien d’autres artistes, mais ceux-ci de grande renommée pour inscrire son nom sur le frontispice de l’histoire de la Guinée des temps modernes. Mais Elie Kamano dont le talent s’est déjà sérieusement détérioré avec son Reggae has beena raté le coche. Très vite, il a voulu user de son statut de leader de la musique urbaine pour braver le régime à travers les policiers et gendarmes. Il s’en est mal pris. Choppé puis jeté en prison, le plaisantin sera libéré.

Tentant la même expérience maladroite en région forestière, il se fera gifler par la femme de Teliano, le M. tablette du défunt Parlement. Elie est en démêlées judiciaires. Il est à sauver. Il est en quête d’une certaine virginité politique, pour n’avoir rien pu récolter avec le double scrutin.

Sentant donc sa mort anticipée tant dans la musique que dans la politique avec les dinosaures qui tiennent tête au nouveau despote de Conakry, Elie se lâche : «Je me sens trahi et le peuple dans son silence et sa résignation se sent aussi trahi par des leaders qui ont certes beaucoup d’expérience politiques mais peu de volonté patriotique pour affronter les gaz lacrymogènes et les balles qui effleurent les enfants d’autrui. J’ai l’impression d’avoir été exploité dans mon innocence et mon attachement aux valeurs que je défens depuis des lustres. » Bref, il tourne le dos au FNDC et à l’opposition.

Il oublie qu’avant son arrivée dans le gotha, Dalein et les autres avaient bravé Bafoe et son gaz toxique. Elie est un plaisantin. Les leaders politiques et ceux de la société civile ne sauraient se muer en rebelles pour affronter les balles d’un despote qui brise tout sur son passage y compris les acquis de la République. Elie est de mauvaise foi. Il peut tout dire des opposants sauf que ceux-ci n’ont rien fait. Lui a-t-il pu faire quelque chose, chez lui, en région forestière, en empêchant la marche normale des choses ? Imposture, quand tu nous tiens !

Elie peut s’en est allé au RPG, en qualité de second couteau. Ce sont droit. C’est sa conviction qui est mise à rude épreuve. Mais, la politique est sans morale. Au même titre que ces leaders inconstants. De toutes les façons, le FNDC continuera la lutte avec autant d’intensité que d’engagement. C’est sacerdoce ! Il y a ceux qui écrivent l’histoire, ceux qui la font et ceux qui la lisent. Elie quant à lui la lira certainement.

Jeanne Fofana, wwww.kababachir.com

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