En Algérie, Emmanuel Macron en terrain ami

Le président français effectue, mercredi 6 décembre, son premier déplacement à Alger depuis son élection. Il veut s’adresser à la jeunesse.

Emmanuel Macron, le 4 décembre 2017, à Paris.

Pour son premier déplacement en Algérie depuis son élection, Emmanuel Macron ne s’éternisera pas. Le président français doit arriver à Alger mercredi 6 décembre en fin de matinée, avant de redécoller le soir même pour le Qatar. Au programme : un dépôt de gerbe au monument des Martyrs avant une audience avec le premier ministre, Ahmed Ouyahia, puis avec le président Abdelaziz Bouteflika et un dîner de travail avec le président du Conseil de la nation (la Chambre haute), Abdelkader Bensalah.

Sont également prévus un déjeuner avec des membres de la société civile algérienne, une rencontre avec la communauté française et une courte déambulation dans la ville. Une visite « de travail et d’amitié » et non une visite d’Etat « qui pourra avoir lieu ultérieurement », précise l’entourage de M. Macron.

L’objectif du déplacement est de « souligner la profondeur et la densité des liens entre l’Algérie et la France, développer les investissements français en Algérie et évoquer les questions de sécurité liées à la région sahélienne et à la Libye », explique-t-on du côté de l’Elysée. Un voyage qui s’inscrit dans la foulée de la tournée africaine du président. Comme en Côte d’Ivoire, au Burkina Faso et au Ghana, il entend insister sur « la vision renouvelée des relations entre la France et l’Afrique avec un message tourné vers les nouvelles générations ».

Alger est devenu un interlocuteur-clé sur les questions de sécurité dans le Sahel

Malgré une première visite remarquée au roi du Maroc, le grand rival régional de l’Algérie, en juillet, Emmanuel Macron arrivera plutôt en terrain ami. Après les années de présidence de Nicolas Sarkozy, calamiteuses pour les relations franco-algériennes, le mandat de François Hollande avait marqué une période de nette amélioration. On se souvient notamment de la visite d’Etat du président français en décembre 2012 et de son discours devant le Parlement : sa dénonciation…

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