Est-on déjà en phase avec une autre transition ?

Le Parlement, le nouveau n’est plus l’émanation du peuple. Il est devenu caduque et ne répond plus aux réalités du moment. La Constitution est mise en cause par Alpha Condé et ses acolytes supportés par ceux qui mangent la Guinée.

Aujourd’hui, avec la prorogation du mandat des députés, « C’est comme si aujourd’hui tant que les élections ne sont pas organisées les députés sont là et pouvaient rester jusqu’à 30 ans et se faire remplacer par leurs enfants. Ils n’en ont plus la légitimité. On ne peut pas se substituer au peuple. Le peuple est le seul qui demeure souverain sur certaines questions. C’est le peuple qui doit élire les députés. Si les élections ne sont pas tenues, le président doit être comptable de cela », croit savoir le BL de FayaMilimono.

Au niveau de la Cour constitutionnelle, l’arrivée du nouveau patron dans la façon la plus rocambolesque en dit long sur le forcing que veut opérer Alpha Condé. Cette Cour n’inspire plus confiance. Surtout aux opposants. La Ceni longtemps décriée et à cause de laquelle, bien des morts avaient été enregistrés n’a toujours pas changée. Par défaut, on l’appelle nouvelle CENI. Pourtant, ce sont les mêmes, pour l’essentiel qui la composent. Seule nouveauté : l’UFR fait son entrée et l’UFDG dilue ses membres. Les NDF sont out depuis que Soropogui a troqué son serment.  C’est dire que les institutions de validation du scrutin et celle qui organise sont bancales. Elles sont malades de leur composition.

De quoi ouvrir un précédent dangereux dont le seul recours – la rue – est interdit par le régime. Un cocktail explosif est donc en cours de composition. Surtout que même le scrutin de 2020 risque de glisser. Les députés de la majorité sont prêts à siéger et s’exprimer au nom du peuple. Pour enfin ratisser large. Et faire passer toutes propositions du Président, y compris la modification de la Constitution. « Honnêtement, on a à faire à de gens proches de délinquants qui nous dirigent. Il n’y a d’argent, ni pour la révision du fichier électoral, ni pour les élections. Je ne suis pas sûr qu’il y aura élection en 2020. Si les gens emboîtent le pas à Alpha Condé, on ouvre la voie à une autre prorogation cette fois-ci de son propre mandat en 2020 », tranche FayaMilimono dans une interview accordée à Guinée 360. Une transition est en cours dans les prochains jours, semaines et mois à venir.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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