Et la neutralité de Sékhouna Soumah tourna court

La neutralité accouchée dans la douleur, très récemment par Sékhouna Soumah a volé en éclats. Elle a tourné court. Le patriarche a manqué – encore une fois, une autre occasion de se taire, d’incarner son statut de Kountigui controversé de la Basse-Côte – le coche.

Il revient à la politique par effraction. Avec la plus grande maladresse. Certainement, le malheur de cette partie de la Guinée viendra par lui. Il se révèle être une charge non seulement pour les siens, mais aussi pour Alpha Condé lui-même ainsi que l’ensemble des ministres résidents et ressortissants de la Guinée maritime. Sékhouna Soumah est un agitateur, un perturbateur.

En effet, pendant que Fodé Bangoura du PUP déclarait avec regret : « Ça me fait mal de voir des guinéens se taper la poitrine en disant ‘moi, je suis soussou, malinké, forestier ou peulh’. En ce qui me concerne, je préfère être Guinéen tout court. On ne peut pas construire l’unité nationale en déchirant le tissu social », Sékhouna, à la tête d’une coalition nuisible, dit ne pas vouloir du candidat UFDG de Kindia.  Or, le même Fodé Bangoura tranche : « Aucune ethnie ne peut chasser une autre de la Guinée. »

Le fameux Kountigui s’enfonce dans ses errances : « Kindia ne veut pas d’Abdoulaye Bah de l’UFDG comme maire. Nous ne voulons pas de lui. Prenez un RPGiste et amenez-le à Labé pour être maire, vous verrez s’ils vont l’accepter (…). Si le gouvernement ne fait pas attention, il y aura d’autres troubles. Ce monsieur n’est pas celui qu’il faut pour Kindia. Sinon, la commune de Kindia ne connaitra pas la paix», peut-on lire dans la presse locale.

La Guinée fait pitié.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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