Etienne Soropogui (CENI) : du mea culpa à l’imposture !

Il a pris un raccourci honteux : du mea culpa à l’imposture. Le directeur des opérations à la CENI cherche vainement à tirer la couverture sur lui, à l’approche de la présidentielle et des législatives, des joutes qu’il veut participer, parce que ayant trouvé les ressources nécessaires, après son départ des NFD de Mouctar Diallo.

Avec sa compromission et bien d’autres manœuvres, la Guinée a pleuré ses fils, des citoyens ont perdu des biens, des Guinéens ont perdu des voix. Il aura fallu aujourd’hui pour sortir des bois et tenter de jauger les dégâts énormes causés par cette fameuse CENI.

«C’est vrai que la loi souhaitait que nous soyons une institution indépendante, mais l’indépendance veut dire travailler de sorte que les acteurs, les parties prenantes du processus soient consultés et en dernier ressort l’institution soit en mesure de déployer ses mécanismes de nature à ce que le processus puisse être mené sereinement conformément aux délais qui sont indiqués. Mais tel n’est pas le cas actuellement au niveau de la CENI », avoue-t-il. Il n’avait qu’à démissionner et dénoncer ces insuffisances en temps opportun. C’est-à-dire, avant même que le scrutin ne soit organisé et donc que les financements ne soient dilapidés et autres engins roulants camouflés. Faisant semblant de faire un aveu d’impuissance, Etienne Soropogui déclare : « Aujourd’hui, nous-mêmes, nous ne pouvons pas dire où nous en sommes, parce que nous sommes bloqués à tous les niveaux. »

Imposture, quand tu nous tiens.

Jeanne Fofana, correspondant www.kababachir.com

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