Evènements dans la Kakandé : par où est passé Sékhouna Soumah ?

« Si tu veux exprimer ta colère, fais-le, mais sans mettre le feu dans la rue. Si tu veux sortir dans la rue pour insulter les dirigeants guinéens ou les gens de la Basse Guinée, va le faire dans ta région, pas en Basse Côte. Désormais, quiconque brûle un pneu dans la rue, on le mettra sur son cou. Que cela soit clair.  Les gens veulent dépasser les bornes et nous, on en a assez. »

Par où est passé l’auteur – Sékhouna Soumah, patriarche controversé de Tanéné et homme politique du pouvoir de Conakry – de cette déclaration polémique ? Le Kountigui aux vives polémiques est invisible. Pourtant Boké brûle, Kansar brûle et Kolaboui brûle. A Conakry, la marche pacifique de l’opposition républicaine s’est soldée par des pneus brûlés sur la route Le Prince. On attend à ce que Sékhouna Soumah renvoie tous les auteurs présumés de ces folles journées enregistrées dans le Kakandé et dans la capitale.

 Avec un discours haineux, plein de mépris aux allures tribalistes le patriarche de Tanéné s’est cuit. Lui qui devrait tenter de rebondir après son limogeage par sa propre famille donc ayant perdu tout statut incarnant le Kountigui vient de se mettre le doigt dans l’œil. Ces derniers temps, on apprend dans la presse locale que le vieillard est souffrant. Il serait même évacué sur le Maroc. C’est de là-bas qu’il aurait appelé au calme. Une réaction insignifiante vu sa sortie à l’emporte-pièce, d’il y a quelques mois. Sa cible s’attendait à ce qu’il déploie la grande artillerie pour chasser les uns et les autres du territoire national ou de la zone où ont eu lieu les manifs contre la pénurie de courant, l’absence de démocratie, etc.

Ce Sékhouna-là est victime de la crise de sénilité. Un point, un trait.

 

Jeanne Fofana, Kababachir.com

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