Exclusion de Soumah du SLECG: l’Inspection du Travail désavoue Damantang

Un pyromane camouflé, mais déniché. C’est ainsi qu’on pourrait bien résumer Damantang Camara, pourtant modèle de réussite chez bien des jeunes, à son arrivée au gouvernement. Aujourd’hui, malaxé par le système, le porte-parole du gouvernement est davantage plus détestable aujourd’hui que hier.

Son extrémisme, son arrogance, son mépris et son déni font de lui l’un des ministres qui plongent le pays dans le chaos. Surtout avec cette succession de grèves et autres mouvements sociaux. Pas plus tard qu’hier, Damantang Camara semblait renouer avec les démons : il jubilait avec le cas du camarade Soumah, il l’a minimisé et minimisé le mouvement de grève. C’était sans compter sur l’Inspection du Travail. Hier au cours du journal parlé de Radio Guinée, Alia Camara a remis les deux fractions syndicales (celle dissidente conduite par Aboubacar Soumah et l’autre conduite par Sy Savané) dos à dos. Pour lui, le SLECG n’a pas mandat d’exclure Soumah, d’autant plus que le mandat de l’actuel patron de ce syndicat a expiré.

Dans la matinée du lundi, voici ce que disait le porte-parole du gouvernement : « Il faut faire la part des choses entre ce qui se passe au sein du SLECG, entre Soumah et ses collègues d’un côté. Et ce qui se passe entre le syndicat et le gouvernement de l’autre. Au sein du SLECG, il y a une mésentente et ils l’ont exclu. Ils en ont informé le gouvernement à travers une correspondance, plus un procès-verbal. L’inspection du travail a regardé si la procédure pourrait être validée.

On a constaté l’exclusion de M. Soumah. A date, jamais M. Soumah n’a contesté son exclusion devant l’inspection du travail ou le tribunal du travail. J’entends, qu’il dit que son exclusion n’est pas légale mais il ne l’a pas contesté devant nous. Entre temps, nous, on travaillait avec les autres syndicats depuis le 16 février 2016. Nous avons signé des accords. Nous ne refusons pas de discuter avec lui. Mais nous refusons de discuter avec lui sur des points qui ont déjà été réglés avec le SLECG. Nous avons signé un accord avec le SLECG le 9 octobre 2016. »

En tout cas, aujourd’hui, l’Inspection du Travail a tranché. Damantang peut continuer son fourvoiement. Pendant ce temps la grève a bel et bien eu lieu. Et elle a été suivie dans bien des écoles à travers le pays.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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