Extinction de la presse : Souleymane Diallo peine à convaincre !

L’un des doyens de la presse guinéenne a apposé sa signature sur un communiqué conjointement signé du patronat, des syndicalistes, des parents d’élèves. Quoi de plus normal si c’était fait dans la manière.

Seulement voilà que ce seul extrait du fameux communiqué signe un arrêt de mort à la presse nationale. « Il a été rappelé aux médias l’interdiction de servir de relais aux messages de rébellion véhiculés par les syndicalistes dissidents. A cet effet, des sanctions fermes prévues par la loi seront encourues par tous les contrevenants. » C’est de l’auto flagellation qu’assure ainsi Souleymane Diallo, patron du Lynx-La Lance et Lynx Fm. Ce doyen est sans cesse revenu sur les motivations de son acte, mais, visiblement, il peine à convaincre.

Extrait : « Le Président m’a désigné pour aller avec Damantang et les autres pour rédiger le communiqué. J’ai eu un temps de réflexion très court et j’ai décidé d’aller. Etant présent mon nom a été porté je l’assume. Avant que mon nom ne soit porté j’ai appelé le président de l’URTELGUI pour lui dire que c’est lui qui doit signer. On a eu une petite conversation et j’ai fini par signer parce que je ne voulais pas mettre Sanou (Patron de l’URTELGUI, NDRL) devant les faits accomplis. Il n’a pas participé à la rédaction ni au débat, lui donner un texte à signer c’est de lui donner un coup de poignard dans le dos. Et j’ai préféré recevoir ce coup de poignard pour épargner… »

La signature apposée, engage de fait l’ensemble de la corporation. Même Toto le sait, ainsi que tous les autres naïfs de Paris et de Navarre. En dépit de cette évidence, Souleymane Diallo persiste : «Celui qui parle au nom des médias guinéens c’est celui qui été élu et qui est le patron de l’URTELGUI. Je suis allé en tant que doyen et j’ai accepté de signer en tant que tel. » Cela veut tout simplement dire que c’est validé. Et depuis, c’est l’application qui suit son cours… Souleymane sacrifie ainsi ce pour quoi il s’est battu durant des décennies, regrette-t-on.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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