FAD, une alliance mort-née : le diagnostic acerbe des NFD

Applaudi des deux mains tant par ses géniteurs que par la mouvance ainsi que par des indésirables de l’UFDG, le Front pour l’alternance démocratique (FAD) a fait long feu. C’est une entité mort-née, parce que mal pensée. Des semaines après sa gestation, le FAD  se meurt et les NFD, les autres initiatrices se posent en diagnostiqueurs acerbes.

Mardi, c’est une voix autorisée en l’occurrence Macka Baldé qui présente le bulletin de santé du FAD : il y a une incompréhension entre les leaders fondateurs, les réunions habituelles ne se tiennent plus, il n y a pas structures administratives, il y a une grand disfonctionnement, etc. Ce diagnostic est propre à une structure morte. Pourtant, très vite, sourire en coin, Bah Ouryavait bondi et a estimé que c’est juste « la configuration de l’opposition dite républicaine avec son chef de file qui  n’était pas dans une dynamique de fédération et de rassemblement de l’ensemble des oppositions qui existent dans le pays. »

Pour sa part, la mouvance déclare : « La situation de l’UFDG se complique, nous assistons ces derniers temps à la déliquescence du parti dirigé par Cellou Dalein Diallo, la déconfiture du principal parti d’opposition j’allais dire ». Paul Moussa Diawara ajoute :« Il y a eu d’abord une guéguerre  fratricide entre Bah Oury et l’UFDG, donc nous assistons de ce point de vue, à  un morcellement de l’électorat de ce parti qui composait un bloc compact, qui partageait les idéaux de Cellou et de son parti. Ensuite, nous assistons à la démission de M. Aboubacar Soumah, qui a créé son propre parti et qui, quoi qu’on dise, était avec ses hommes au sein de l’UFDG. »

Depuis toujours, l’UFDG est restée sereine et constante. Elle a refusé de parler de division entre les opposants. Elle a préféré nuancer: « Il n’y a pas de crise. D’abord, le FAD n’a pas dit qu’il n’est pas opposant. Il dit qu’il reste dans l’opposition. Maintenant, nous avons dit très bien. Là, quand quelqu’un dit ce genre de chose, tu le prends au mot, tu l’attends dans les actes concrets et dans le langage. Aussi longtemps que le FAD tiendra un langage d’opposant parce que nous sommes tous opposés à ce régime, nous avons un dénominateur commun, on le verra sur le terrain. Mais si le FAD tient un langage, un comportement qui va à l’encontre de ce que l’opposition fait, à l’encontre des actes qu’on appelle des actes d’opposants, en ce moment, ils se seront classés eux-mêmes. Mais jusqu’à preuve du contraire pour nous, le FAD est dans l’opposition. »

 

Faut-il donc applaudir le court parcours du FAD ou encourager sa relance ? Le débat est ouvert. Seulement, il ne faut pas compter sur le parti de Dalein pour sauver le FAD. Qui est fou ?

 

Jeanne Fofana

 

 

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