Faya Millimono (BL) dans la logique du chantage ?

« Dr Faya sait qu’il a la place dans l’opposition et qu’il peut venir discuter avec nous. Lorsqu’il estime qu’il a raison, ce n’est pas s’exprimer dans les radios qui est la solution. C’est dans l’échange, la courtoisie qu’on peut faire valoir certaines positions pour avoir des satisfactions. Si vous voulez attaquer en disant que la loi est mauvaise, ça c’est un autre débat. Parce que c’est la loi aujourd’hui, on ne peut pas revenir là-dessus », avait récemment conseillé le député uninominal de Gaoual.

Le BL semblait avoir compris le conseil jusqu’à un moment avant lâcher. C’est pourquoi, un autre député de l’UFDG, en la personne de Cellou Baldé a tenu à recadrer le leader du BL : « Si vous prenez dans les 10 préfectures de la Moyenne Guinée, l’UFR n’avait pas de représentants selon les calculs. Mais aujourd’hui, elle est représentée dans les 10 préfectures, l’UDG et le Bloc Liberal ont des représentants à la CECI de Labé. Lansana Kouyaté a participé aux trois élections, le BL n’a participé qu’aux deux élections. Maintenant, la loi dit qu’on additionne les trois résultats. C’est ceux qui font croire qu’ils respectent la loi qui violent la loi. Il y’a 200 partis politiques en Guinée, mais à la CENI nationale il n’y a que 6 partis qui sont représentés là-bas », tranche à Média Guinée, le député uninominal de Labé. Cellou Baldé évoque du chantage de la part du BL.

Auparavant, Faya Millimono déclarait : « Je commencerai par dire que si ça reposait sur la proportionnalité,  étant donné que le RPG a la majorité actuellement et a le président devrait avoir plus de commissaires que l’opposition à la CENI. Mais ce n’est pas la proportionnalité qui est le principe fondateur de la CENI. C’est une  question de représentativité pour que les compétiteurs  puissent être au tour de la table pour veiller à ce que le processus électoral se déroule correctement. Le BL  ne peut pas exiger le même nombre de représentants que L’UFDG, L’UFR, mais après ces deux partis nous sommes en droit de réclamer un nombre de représentants qui soit en accord avec notre poids. C’est ce qui ne s’est jamais passé. Ce qui a fait que le BL n’a jamais été représenté. Même au moment où cette loi discriminatoire n’existait pas, on a toujours eu tendance de mettre à côté le BL. Cette fois, nous allons déposer nos listes et nous allons voir si, en tant que parti politique, nous avons droit d’avoir des démembrements ou pas. »

On n’est loin de l’épilogue.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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