Fermeture des frontières : crie de cœur des transporteurs routiers

Quatre mois après la décision gouvernementale, les frontières entre la Guinée et certains de ses pays voisins, notamment le Sénégal, la Sierra Léone et la Guinée Bissau restent toujours fermées. Et cela, malgré les multiples appels des opérateurs économiques guinéens, qui disent subir des pertes énormes.

Après le GOHA, c’est au tour de l’Union nationale des transporteurs routiers de Guinée et la fédération syndicale des transports routiers de Guinée d’attirer l’attention des autorités guinéennes pour la réouverture des ces frontières.

A travers leur porte- parole, ces professionnels du secteur de transport lance un cri de cœur aux autorités guinéennes :

« Nous ne pouvons pas dire exactement les pertes subis pour le moment. Même si nous disons 100 milliards de nos francs ça peut atteindre. Nous avons des camions avec des marchandises stationnés dans les frontières.

Du coté Sénégal y a 135 camions chargés qui sont stationnés. Coté la Guinée toujours à la frontière guinéo-sénégalaise, il y a 133 camions. La frontière Sierra-léone, il y a 105 camions stationnés. Les autres frontières on n’en parle même pas. Si on immobilise plus de 400 camions avec leur contenu cela fait des milliers de pertes. Nos marchandises sont pourries », déplore Alpha Amadou Bah.

Face à la prétendue menace de sécurité frontalière, vice-président de l’Union nationale des transporteurs routiers de Guinée fait des propositions :

 « On peut créer par exemple une commission mixte de contrôle au niveau de toutes les frontières du pays. Cette commission procédera aux fouilles systématiques des camions et si elle trouve un objet qui menacerait la sécurité du pays, le propriétaire peut être arrêté. Nous sommes des citoyens guinéens et la sécurité d’Etat nous concerne aussi. Nous demandons au président Alpha Condé de nous aider à ce que les frontières soient ouvertes. Ces camions bloqués nourrissent plusieurs familles », a rappelé M. Bah.

Ajoutant que : «  la souffrance que nous les transporteurs subissent, nous ne pouvons pas tout relater. Depuis la fermeture de la frontière beaucoup de véhicules sont en panne. Des chauffeurs et apprentis sont tombés malades. Nous souffrons énormément. Il y a des camions qui doivent payer de l’argent chaque fin du mois aux importateurs », regrette ce professionnel du secteur de transport.

Il reste à voir si ce cri de cœur sera entendu par les autorités guinéennes qui peinent pour l’instant à bouger, alors la formation d’un nouveau gouvernement est attendue.

Ibrahima Sory Camara, www.kababachir.com

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