Fête de Tabaski : Conakry se vide au profit de l’intérieur du pays

Ils sont nombreux ces guinéens qui cherchent à rallier la Guinée profonde pour célébrer la fête de Tabaski au village. C’est désormais une tradition que bon nombre de guinéens ne veulent pas se faire raconter l’événement, la fête au village, comme si vous  y étiez !

Depuis le weekend, les gares routières sont bourrées des passagers à la recherche des moyens de transport pour aller dans leurs préfectures d’origines malgré les moyens de bord. De même, sur les principales voies routières qui mènent les différentes régions et préfectures de la Guinée, on assiste à des embouteillages terribles par endroit.

Certains citoyens vont avec leurs propres véhicules, soit en partant avec des amis ou des membres de la famille et d’autres vont jusqu’à prendre des passagers pour faire le « clando », histoire de réduire le coût du carburant ou se trouver de l’argent de poche.

Ibrahima Diallo explique son choix pour faire la fête à l’intérieur du pays : « C’est toujours un plaisir pour moi d’aller au village, surtout pendant cette fête de Tabaski. C’est l’occasion de fêter à côtés des nos parents et changer un peu de milieu et être loin de stress de Conakry. », Soutient ce jeune commerçant rencontré à la gare routière de Bambéto.

 Mais face à une forte demande pendant cette période, on est souvent confronté à rareté des taxis créés et entretenus par les chauffeurs eux-mêmes.

« Très souvent quand vous venez à la gare routière à la veille de la fête, il est difficile de trouver de taxis. On vous dit parfois, il n’y a pas de taxis. Or, certains taxis maitres profitent de cette situation en complicité avec certains syndicalistes, pour exiger des prix exorbitants, qui dépasse largement le  prix officiel. Ils créent la crise, et viennent stationner loin de la gare routière pour chercher finalement des passagers en imposant leur prix. Moi j’ai payé 150 000 FG pour aller à Pita l’année dernière alors que le prix officiel était à 100 000 FG », se souvient Diouma Barry qui préfère rester à Conakry cette année.

Interrogé sur le sujet, un responsable du syndicat de transport qui a requit l’anonymat, réfute cette accusation. Notre interlocuteur estime pour sa part que le syndicat ne va pas obliger un chauffeur à voyager. ‘’C’est quand il exprime le besoin, que nous on pourra l’aider à remplir son véhicule.’’, tranche-t-il.

En tout état de cause,  chacun se débouille de sa façon pour se rendre au village afin de célébrer cette importante fête musulmane.

Abdoul Wahab Barry, www.kababachir.com

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