FIN DE LA GREVE : Ousmane Gaoual fustige l’implication de l’Assemblée nationale

Le moins que l’on puisse c’est qu’Ousmane Gaoual Diallo, le député de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) n’est pas tendre avec l’Assemblée générale à propos de son implication dans la résolution de la crise sociale entre le gouvernement et le mouvement syndical. Dénonçant une stratégie de pompier-pyromane, le député uninominal de Gaoual s’en prend également à l’initiative en raison, dit-il de « l’exclusion volontaire de l’opposition ». D’où, selon lui, c’est un abus de parler du bureau de l’Assemblée nationale.

Selon Ousmane Gaoual, le parlement guinéen, en s’impliquant dans la résolution de la crise autour de la grève générale et illimitée, a nagé en pleine contradiction. Car, dit-il sur une radio de la place, c’est cette Assemblée générale qui, votant le budget 2016, a entériné les facteurs qui ont conduit à cette grève. Il en parle en particulier des taxes qui ont été augmentées et qui contribuent à éroder le pouvoir d’achat des Guinéens. Il rappelle à propos que c’est justement parce que l’opposition ne voulait pas cautionner une loi des finances destinée à faire payer à la population la facture de la mauvaise gouvernance qu’elle s’était abstenue de voter le budget.

Par ailleurs, le député de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) dénonce ce qu’il assimile à un abus de langage. En effet, selon lui, dire que c’est le bureau du parlement guinéen qui a œuvré en faveur de la résolution de la crise, relève de l’abus et d’un mensonge. Parce qu’il ne s’agirait pas du bureau, mais de la mouvance présidentielle. Car l’opposition non informée n’y aurait pas participé. Par ailleurs, à l’en croire, en pareilles circonstances, il n’était pas nécessaire de déranger le bureau de l’Assemblée nationale. Une commission dite des délégations serait celle qui aurait dû, au nom de l’Assemblée nationale, aller en sapeur-pompier. On aurait donc violé un des principes de fonctionnement du parlement, en isolant cette commission.

Anna Diakité, www.kababachir.com

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