Financement des partis politiques : drôle d’omission pour l’UFR

Une omission, un écartement ou un déni ? L’UFR de Sydia Touré ne semble pas comprendre que l’UFDG et le RPG rentrent dans une compromission financière sans que son parti n’en fasse partie. Il rumine, dénonce et accuse. Mais omet lui aussi de rappeler qu’il a u cadre dans le gouvernement d’Alpha Condé, en l’occurrence Mohamed Tall de la Protection animale.

Sur le site Internet de l’UFR, Sydia est inconsolable : «Parmi les trois groupes parlementaires à l’Assemblée nationale, seul l’UFR n’a pas de financement. En France qui est notre pays de référence, vous avez les financements à partir de vos députés à l’Assemblée Nationale. L’UFDG, par le truchement d’une loi qu’on a fabriquée pour la raison, touche 5 milliards de Francs guinéens par an. Ça permet de faire leur campagne. Le RPG, c’est le parti au pouvoir. Seule l’UFR ne reçoit pas un centime de financement de l’Etat. C’est l’une des raisons pour lesquelles nous n’avons pu aller au-delà de 200 candidatures parce que c’est très compliqué, ça coûte cher. »

A sa suite et dans d’autres médias en ligne, c’est un autre cadre de l’UFR qui enfonce le clou, en se payant la peau de Dalein Diallo. Saïkou Yaya Barry assène : « Nous sommes lésés dans le financement des partis politiques et ça c’est une réalité, cela n’est pas normal. Dans un pays où il y a une loi qui est votée et qui porte sur le financement des partis politiques, nous avons cette loi ici depuis le temps de feu Lansana Conté. Cette loi parle du financement des partis politiques, donc si on ne peut pas financer l’ensemble des partis politiques, on doit financer la représentativité des partis politiques, et si un par le biais d’une loi qui le met chef de file de l’opposition, il a la possibilité d’avoir cinq milliards, l’UFR qui a un groupe parlementaire doit aussi être respecté et considéré, surtout que nous sommes un groupe parlementaire qui travaille fortement pour le pays à l’Assemblée nationale plus que d’ailleurs certains députés de certains groupes parlementaires, cela se prouve par nos avis, nos déclarations ».

De toutes les façons se console l’UFR « A la rentrée parlementaire en avril prochain, nous allons reposer ce problème. Notre exemple c’est la France, le financement des partis est basé sur le nombre de ses députés à l’Assemblée nationale. »

Jeanne Fofana, Kababachir.com

 

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