Fixée au 16 octobre, la rentrée universitaire risque d’être perturbée par une grève

La rentrée universitaire 2017-2018 est fixée au lundi 16 octobre prochain à 08 heures. C’est un communiqué du ministère de l’enseignement supérieur publié ce lundi 25 septembre qui l’annonce. « Les inscriptions et réinscriptions se feront dans la période allant du 16 au 30 octobre inclusivement », precise le document. Pour ne pas perdre leur bourse, ajoute le département, les étudiants doivent valider leur inscription ou réinscription sur leur compte GUPOL. Cependant, il y a fort à parier que cette rentrée ne puisse se dérouler sans fausses notes en ce sens que les enseignants assistants tiennent à une augementation de salaire. A défaut, ils nb’excluent pas la perturbation des cours à travers une grève. C’est en tout cas ce qu’a indiqué Ousmane TOURE, un des porte-paroles du groupe. Il accuse aussi le ministère de manipulation : le département s’est permis de préparer et de financer un contre-mouvement à connotation ethnique. Alors ça nous a trop surpris. Nous nous sommes dit puis que cinq personnes ne peuvent pas démobiliser plus de 2000 autres nous sommes en train d’observer.

La grève demeure pour l’heure maintenue « On a même envoyé le préavis de grève depuis la semaine passée et nous attendons. Les autorités guinéennes se sont habituées à rester indifférentes tant que ça ne déborde pas. Et nous, nous avons déjà épuisé tout le circuit qu’il fallait. Le dernier courrier qui est le préavis de grève qui est parvenu même à la présidence. Et puis que jusqu’à présent il y a pas de réactions ni du ministère, ni de la présidence, nous restons sur notre position. Si on ouvrait, certes les autres iront en classe, mais les assistants, eux ne vont pas y aller. Nous sommes fermes là-dessus »

Le secrétaire général du ministère de l’enseignement supérieur dément formellement l’accusation portée contre le département faisant état de manipulation. Il déplore également l’attitude des enseignants-assistants : « comme nous sommes dans un état de droit, ils sont libre de reprendre ou pas. Mais ils ne sont pas libres d’empêcher ceux qui veulent reprendre de le faire. Quel intérêt moi j’ai en créant un contre-mouvement ? Ça c’est de bonne guerre. C’est comme dans un pays quand ça ne va pas, le pouvoir dit que c’est l’opposition et celle-ci dit que le pouvoir est incapable. C’est la règle de jeu connue de tout le monde. Nous avons reçu un préavis de grève. Mais normalement c’est le syndicat qui devait le faire. Jusqu’à preuve du contraire, moi je me dis : un enseignant ne doit pas blaguer avec les mots « je n’enseigne pas », c’est comme si un médecin dit qu’il ne soigne pas. Nous nous sommes une couche assermentée. Nous devons tout faire pour ne pas refuser de communiquer le savoir quelque soit. C’est comme un soldat. Il ne doit pas reculer sur le champ de bataille » soutient Binko Mady TOURE.

Un autre groupe d’enseignants assistants a récemment tenu un point de presse à Conakry pour expliquer à l’opinion leur désapprobation de la démarche de ceux qui entendent en découdre avec les autorités. Ces derniers soupçonnent le ministre de l’enseignement supérieur d’être derrière cette situation.

  Oumar Rafiou DIALLO, Kababachir.com

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