Forcing pour un 3è mandat : des intrigues qui ne trompent pas


Des pancartes favorables à une nouvelle Constitution ont été aperçues avec des femmes en uniforme, à l’occasion des festivités du 8 mars, marquant la fête des femmes. Les images écument les réseaux sociaux, tout comme les réactions, des plus virulentes aux plus saluées. Comme toujours dans pareilles circonstances.

Manipulées ou pas, ces femmes en pagnes guinéens auront eu leur doses de commentaires. Comme une réponse du berger à la bergère, un autre groupe de femmes prennent le contre-pied en exigeant le respect de la Constitution. Ces jeux sont connus des Guinéens. Il suffit de quelques billets de banque et la ruse de certains hauts perchés pour exposer des douces moitiés, des maitresses et autres proches pour un éventuel 3è mandat. Beaucoup d’argent est dédié à cet effet, accuse-t-on, évoquant la récente planche à billet de nouvelles coupures. Ce n’est pas que cela, le cas dumilliardaire israélien Benny Steinmetz est sans cesse avancé pour dit-on faciliter le bourrage du portefeuille de la campagne pour la modification de la Constitution. Info ou intox ? Le débat s’anime dans bien des milieux.


Autre intrigue : l’interdiction de toutes manifs politique en plus de la militarisation du fief de l’opposition « en renforçant le dispositif armé dans la région du Fouta, notamment à Labé avec des agents et soldats choisis ethniquement à dessein. A Conakry, il installe des PA sur l’axe Hamdallaye-Bambéto-Cosa-Sonfonia dans la commune de Ratoma pour pouvoir empêcher ou tuer dans l’œuf toute initiative de contestation », dénonce un opposant. Lequel estime d’ailleurs que, la mobilisation des anciens militaires et des rebelles que Alpha Condé avait utilisés contre le régime de Lansana Conté (les putschistes Commandant Yaya Sow qui est son beau-frère, Kader Doumbouya, le Colonel Aboubacar SidikiDiaby qui se présente comme chef de la rébellion qui a attaqué la Guinée entre 2000 et 2002 faisant des milliers de victimes en Forêt et en Basse Côte) rentre dans le cadre d’une manœuvre sordide, à venir.

D’intrigues en intrigues, les Guinéens vivent la peur dans le ventre. La peur d’une Guinée qui pourrait bien basculer dans … le chaos.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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