Fria, ‘’Capitale du riz’’ pourquoi c’est une illusion?

Il était encore face aux populations rurales, dans le Sombori, à Fria, notamment à Tormélin, chez Makissa Camara, patron de la direction nationale des Impôts. Alpha Condé les encense avec des projections dignes à faire dormir débout : « Fria va devenir la capitale du riz. Bientôt, c’est Fria qui approvisionnera Conakry en riz. »

Ceux qui connaissent ou qui ont connu ces genres de projections farfelues en rient à gorge déployée. Ceux qui ne s’émeuvent plus face à de telles annonces, s’offusquent plutôt, car, estiment-ils, Alpha Condé se moque de leur intelligence. L’évidence est bien sûr cette illusion que vend le président guinéen aux populations rurales. En effet, avec une pluviométrie de 400 milliards de m3 d’eau par an, un potentiel en terres arables évalué à 6,2 millions ha, un domaine irrigable de 364 000 ha, un ensoleillement favorable à la production de dizaines de spéculations en saison et en contre-saison, 300 km de côtes sur l’Océan Atlantique, des ressources halieutiques inestimables, et des conditions climatiques propices à la production et la reproduction de plusieurs espèces et races animales, la Guinée se positionne pour devenir le grenier de l’Afrique de l’Ouest. Mais, après plus de dix ans, Alpha Condé peine à trouver le bon bout. Il se contente des annonces et des projections illusoires qui frisent l’insulte collective.

Pourtant, « Le secteur agricole guinéen offre plusieurs opportunités d’investissement rentables : la création d’unités de transformation, la réalisation d’infrastructures et d’équipements de conservation et de conditionnement, la création d’unités de production d’intrants et de divers types d’emballages, la culture fruitière, les cultures maraichères, les plantations (acajou, café, cacao, coton, etc.), la création et le développement des pôles agricoles pour redynamiser les chaînes de valeur agro-industrielles, la valorisation des innovations existantes pour l’amélioration de la production animale, et l’exploitation de grandes surfaces de terres destinées à la riziculture. »

En distillant des illusions aux Friakas, Alpha Condé feint d’oublier cette déclaration du Dr. Mima S. Nedelcovych de la Schaffer Global Group (SGG) qui est aussi spécialiste des partenariats public-privé (PPP) en Afrique, lors qu’il declarait en 2013 que : « La possibilité d’une double récolte de riz sous irrigation dans la zone de Mandiana en Haute Guinée est absolument fabuleuse. Tous les ingrédients y sont réunis : des terres fertiles, une disponibilité abondante d’eau pour l’irrigation et une population très impatiente de s’engager dans des projets PPP impliquant les petits producteurs à travers des noyaux d’exploitations commerciales. »

Que fera donc Alpha Condé du projet rizicole d’aménagement de 32 000 ha de terres irrigables le long des vallées des fleuves Fie et Sankarani ; le projet des centres de production, de conditionnement, et de commercialisation des intrants agricoles dont le coût est estimé à 200 millions $US ; et le projet de création du complexe avicole en Haute Guinée qui donnera naissance à un centre avicole de dernière génération.

Il était encore face aux populations rurales, dans le Sombori, à Fria, notamment à Tormélin, chez Makissa Camara, patron de la direction nationale des Impôts. Alpha Condé les encense avec des projections dignes à faire dormir débout : « Fria va devenir la capitale du riz. Bientôt, c’est Fria qui approvisionnera Conakry en riz. »

Ceux qui connaissent ou qui ont connu ces genres de projections farfelues en rient à gorge déployée. Ceux qui ne s’émeuvent plus face à de telles annonces, s’offusquent plutôt, car, estiment-ils, Alpha Condé se moque de leur intelligence. L’évidence est bien sûr cette illusion que vend le président guinéen aux populations rurales. En effet, avec une pluviométrie de 400 milliards de m3 d’eau par an, un potentiel en terres arables évalué à 6,2 millions ha, un domaine irrigable de 364 000 ha, un ensoleillement favorable à la production de dizaines de spéculations en saison et en contre-saison, 300 km de côtes sur l’Océan Atlantique, des ressources halieutiques inestimables, et des conditions climatiques propices à la production et la reproduction de plusieurs espèces et races animales, la Guinée se positionne pour devenir le grenier de l’Afrique de l’Ouest. Mais, après plus de dix ans, Alpha Condé peine à trouver le bon bout. Il se contente des annonces et des projections illusoires qui frisent l’insulte collective.

Pourtant, « Le secteur agricole guinéen offre plusieurs opportunités d’investissement rentables : la création d’unités de transformation, la réalisation d’infrastructures et d’équipements de conservation et de conditionnement, la création d’unités de production d’intrants et de divers types d’emballages, la culture fruitière, les cultures maraichères, les plantations (acajou, café, cacao, coton, etc.), la création et le développement des pôles agricoles pour redynamiser les chaînes de valeur agro-industrielles, la valorisation des innovations existantes pour l’amélioration de la production animale, et l’exploitation de grandes surfaces de terres destinées à la riziculture. »

En distillant des illusions aux Friakas, Alpha Condé feint d’oublier cette déclaration du Dr. Mima S. Nedelcovych de la Schaffer Global Group (SGG) qui est aussi spécialiste des partenariats public-privé (PPP) en Afrique, lors qu’il déclarait en 2013 que : « La possibilité d’une double récolte de riz sous irrigation dans la zone de Mandiana en Haute Guinée est absolument fabuleuse. Tous les ingrédients y sont réunis : des terres fertiles, une disponibilité abondante d’eau pour l’irrigation et une population très impatiente de s’engager dans des projets PPP impliquant les petits producteurs à travers des noyaux d’exploitations commerciales. »

Que fera donc Alpha Condé du projet rizicole d’aménagement de 32 000 ha de terres irrigables le long des vallées des fleuves Fie et Sankarani ; le projet des centres de production, de conditionnement, et de commercialisation des intrants agricoles dont le coût est estimé à 200 millions $US ; et le projet de création du complexe avicole en Haute Guinée qui donnera naissance à un centre avicole de dernière génération.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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