Front politique contre Dalein : un ‘’complot’’ en gestation ?

Ils sont nombreux ceux qui se sont interrogés sur le motif de la rencontre de leaders politiques de l’opposition, en dehors de l’UFDG, première force politique d’opposition. Un front politique est en gestation sur l’échiquier politique national.  Sidya Touré, Ousmane Kaba, Bah Oury étaient entre autres leaders politique qui se sont réunis mardi, à Conakry.

Ceux qui n’ont pas compris l’opportunité d cette rencontre ont crié au complot contre Dalein Diallo. Très vite, les communications vont croissant pour anéantir tout soupçon de complot. C’est ainsi que Bah Oury, encore lui, a déclaré : « Ce n’est qu’une réunion préliminaire, informelle, de prise de contact et d’échanges, pour savoir comment envisager le conteste actuel et l’évolution démocratique de notre pays. Laissons les choses se faire pas à pas. Il ne faut pas se presser. Il ne faut pas avoir les choses comme si cela doit se construire contre quelqu’un ou contre d’autres. Il faut envisager ce qui va dans le sens de l’intérêt de notre pays, de sa stabilité, de l’approfondissement du processus démocratique et puis de la mise en force des valeurs partagées qui sont : la fraternité entre tous les Guinéens, des dynamiques de réconciliation nationale, des esprits de service public, pour lutter contre la mauvaise gouvernance et veiller à ce que quel que soit ce qui devra être demain, que les Guinéens n’aient plus peur d’alternance ou de processus politique. Qu’on rassure les Guinéens, qu’on rassure l’étranger et qu’on projette pour construire un pays uni, un pays qui doit rattraper son retard dans tous les domaines », lit-on chez nos confrères de Guinée7.com.

C’est donc manifestement « C’est une réunion dite informelle donc, laissez les choses se faire, les gens sont en train de réfléchir, d’envisager comment envisager l’avenir, qu’est-ce qu’il faut construire, comment le construire, quelle méthode faut-il mettre en avant ? Parce qu’il faut éviter les erreurs du passé. Il faut éviter de rentrer dans les clivages qui ne feront que voir cette dynamique comme opposée à tel groupe ou à  tel autre. Moi, je dis ce que je pense, comme je sens et comme je le souhaite. Je veux qu’on définisse le socle minimum sur lequel les projections politiques doivent partager, pour que ce pays désormais avance dans le cadre réel stabilité. »

On est tenté donc de croire que la démarche de ces leaders politiques vise à aller « l’émergence d’un contrat social et politique nouveau. » Au niveau de l’UFDG, il n y a pas encore de réaction.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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