Garnisons du pays : des parlementaires sur le terrain, en juillet !

Les garnisons du pays sont déshumanisées. C’est une réalité. C’est pourquoi, au mois de juillet, « Une mission va repartir pour vérifier d’abord le niveau de suivi de ces recommandations et de voir aussi sur le terrain l’adéquation entre les budgets qu’on a donné à l’Assemblée nationale pour la défense et l’utilisation sur le terrain de ces budgets-là ».

Le député de Gaoual, mais aussi membre de la Commission Défense et sécurité au niveau de l’Assemblée nationale annonce donc qu’il y aura la réévaluation après le premier passage, mais aussi, c’est une mission qui va créer le dialogue avec les militaires. L’objectif c’est de briser la méfiance : « Il ne faut pas qu’il y ait une méfiance entre l’institution militaire et les députés, même si ce sont les députés de l’opposition. Nous ne sommes pas antirépublicains. Nous ne partons pas pour incriminer. Nous allons pour faire des enquêtes pour aider à mieux améliorer leur secteur », explique-t-il dans le Journal L’Indépendant.

Selon lui, le parlementaire n’est pas le juge, ce n’est pas l’avocat, ce n’est pas lui qui conduit à la prison, ce n’est pas lui qui fait des enquêtes. Maintenant, s’il y a des malversations et si ces malversations doivent conduire à la prison, ça, cela appartient à l’appareil judiciaire. C’est une autre institution qui gère ça. Et de rappeler : « Nous notre rôle, c’est d’aller sur le terrain, recueillir les informations de façon à ce qu’on soit le mieux outillé par rapport à l’utilisation du budget, par rapport aux perspectives. Et lorsqu’on va constater des écarts dans l’utilisation de cela, nous allons faire des recommandations pour aider à améliorer le système. Voilà, la mission qui va être celle de l’Assemblée guinéenne. »

On a hâte de voir cette mission rendre compte de ces visites sur les réalités du terrain, au moment même où les prisons de Conakry loin de refléter l’humanisme. Mais déjà, c’est une démarche qui pourrait interpeller l’appareil judiciaire au plus haut niveau, voire les ONG évoluant dans le secteur.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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