Gassama Diaby étouffé et esseulé: partira, partira pas ?

C’est une bien belle raison de jeter l’éponge, après le sabotage orchestré contre lui et à son activité, la SENACIP. Partira, partira pas ? La question est sur toutes les lèvres. Mais Gassama Diaby prolonge encore le suspense, après son discours du mardi ayant des allures d’adieux.

Extrait : « J’avais prévu un discours, mais je ne pourrai pas tenir de discours. (…) Je voudrai simplement exprimer ceci et je vais faire très court. J’ai voulu servir ce pays, mon pays, ma nation. Je peux ici sans l’ombre d’aucun doute exprimer avec une très grande sérénité que pour moi l’aventure de la SENACIP s’arrête à cette deuxième année. Je n’organiserai pas la troisième édition de la SENCIP. J’ai servi mon pays et je l’ai servi loyalement, honnêtement avec mon cœur, mon sang, mon honneur. Je suis fier d’être Guinéen, j’annonce que la troisième édition je ne l’organiserai pas. »

Pour un discours d’adieu, c’en est vraiment un. Il ne reste plus qu’à mettre tout ceci dans la forme pour enfin rendre le tablier. En cause : la clôture de l’évènement a été tout bonnement sabotée par le gouvernement. Les ministres ont préféré s’occuper du conseil interministériel, abandonnant seul leur collègue Gassama Diaby. Pourtant, on a vu des départements fermés durant des jours pour aller s’occuper des muni fretins ailleurs, liés à la mamaya politique. Souvent sous les frais de la Princesse.

Qu’allait-il advenir au gouvernement si il avait consacré une demi-heure à Gassama ? Pourquoi le budget de la cérémonie a traîné, coupé et obtenu à la dernière minute ? Gassama Diaby ne doit pas perdre de vue : s’il ne démissionne pas, ses pairs l’obligeront à partir à la trappe. Mais déjà, le patron de la société civile guinéenne s’est insurgé contre le sabotage orchestré. « La clôture devrait finir en apothéose et d’en tirer les leçons en conseil des ministres », estime Dansa Kourouma, le quel dénoncera par ailleurs ce qu’il appelle « guerre d’égos au haut sommet de l’Etat ».

A Gassama d’en tirer les conséquences

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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