Gifle de la controverse: Bachir Diallo donne sa version des faits

La gifle de la controverse qui a fait tant couler d’ancre et de salive, allant jusqu’à réclamer la tête d’un ministre de la République revient en surface, après un mois de confusion, de blâme. Mais, jusqu’à présent, en dépit de la sortie de l’incriminé, le général Bachir Diallo, un flou plane : entre Bachir ou Aboubacar qui a menti ?

D’entrée, voici la version tardive du ministre : « On a dit que j’ai giflé un policier, c’est faux. Je ne l’ai jamais fait. Quand je suis descendu ici, j’ai dit ce que j’avais à dire à l’agent et je l’ai juste fait reculer avec la main gauche, le téléphone à la main. Il le sait, les gens qui étaient à côtés le savent aussi. Ça s’est exactement passé comme ça mais à chaque jour son temps de parler. Ce n’est en ce moment que j’allais venir devant vous pour me justifier. L’intéressé le sait et tous ceux qui étaient à côté le savent », a-t-il dit récemment devant une meute de policiers.

Pourtant, chez nos confrères d’africa Guinée, la victime, le capitaine Aboubacar Soumah, donnait sa version des faits, en ce 12 mai : « Je confirme avoir été giflé par le ministre. Je me sens un peu bien parce que j’ai pris des produits. Il m’a giflé dans mon bureau. L’acte s’est passé aux environs de 14h. »

Chacun y va de son interprétation. Seulement, le fait de déclarer que le ministre a bousculer avec son téléphone ce policier, ramène à dire qu’il y a eu agression, une sorte de violence. C’est cela les fait. Reste à savoir si c’est un agacement ou une correction. Pour l’heure, le flou artistique règne. Le mensonge aussi.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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