Gilets jaunes Bilan sur les Champs-Elysées, beaucoup de dégâts matériels et 24 blessés

La nouvelle grande journée de mobilisation des Gilets jaunes a été marquée samedià Paris par des heurts sur les Champs-Élysées. Dernier bilan.

106 301 Gilets jaunes ont été recensés samedi à 17h dans toute la France, dont 8 000 à Paris, contre 282 710 au total samedi dernier à la même heure, selon le compte du ministère de l’Intérieur qui souligne une mobilisation qui faiblit.

Il y a eu au total 130 personnes placées en garde à vue. À Paris, 69 personnes ont été interpellées, selon un bilan de la Préfecture de police (PP) dans la soirée de samedi.

À Paris, «  les dégâts sont faibles, ils sont matériels, c’est l’essentiel  », a estimé M. Castaner. Quelques commerces ont également été dégradés, selon la Préfecture. Au niveau national, le ministre a noté «  deux types de manifestants  » : ceux, en province qui se sont mobilisés dans une ambiance «  bon enfant  » et ceux ayant commis des «  actes graves  » à Paris, mais aussi à Villefranche-sur-Saône (Rhône), où des violences ont eu lieu.

La Préfecture de police a dénombré 24 blessés à Paris, dont 5 dans les forces de l’ordre. C’est sur l’avenue des Champs-Elysées, dont une partie était interdite de rassemblement par les autorités, que les incidents ont été les plus marquants. La situation a été tendue avec des barricades de barrières de chantier dressées par des manifestants, jets de projectiles et de pavés par des petits groupes, feux tricolores arrachés, panneaux de signalisations couchés, échauffourées… Les incidents n’ont dès lors plus cessé sur les Champs-Elysées et dans les rues adjacentes. Des pompiers sont intervenus pour éteindre des feux de barricades, qui dégageaient d’épaisses fumées noires, s’ajoutant au brouillard blanc des gaz lacrymogènes. Emmanuel Macron a réagi en disant qu’il n’y avait « pas de place pour ces violences dans la république ».

Jusque vers 21h la tension est restée vive sur l’avenue et aux alentours. Après minuit, le calme est revenu. La circulation a rouvert, en partie, sur l’avenue, d’abord en haut, malgré la présence de barricades, certaines encore fumantes, puis en bas. Une dizaine de camions de la propreté de Paris étaient prêts à nettoyer l’avenue, tandis que des pelleteuses enlevaient les barricades au milieu. Les forces de l’ordre étaient encore présentes, principalement en bas.

M. Castaner a diffusé sur Twitter une vidéo où on le voit sur le terrain dans la soirée saluer les forces de l’ordre et leur dire «merci».

La journée a aussi été marquée par une passe d’armes politique, le gouvernement imputant les violences à des «séditieux» de «l’ultradroite» qui répondraient «à l’appel de Marine Le Pen». Les partis d’opposition, à droite comme à gauche, ont répliqué, lui reprochant de vouloir réduire le mouvement aux violences et de rester sourd aux revendications des manifestants.

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.