Grève dans l’éducation : Le SLECG durcit le ton !

Alors que la grève entre dans la 7ème semaine, il n’y a toujours pas d’accords entre le gouvernement et le Syndicat de l’éducation autour du salaire de 8 millions de francs guinéens. Pour l’instant, les lignes n’ont pas bougé malgré l’implication du Gouverneur de la BCRG.

Les multiples actions de protestation du SLECG n’ont pas faire fléchir le gouvernement pour désamorcer la crise. Pendant ce temps, les élèves n’ont pas repris les cours dans la quasi-totalité des établissements d’enseignements publics du pays.

Or, le SLECG, qui a échangé avec le Gouverneur de la banque Centrale, a déclaré haut et fort que les 8 millions sont désormais négociables. Mais le gouvernement joue à la montre pour faire plier les syndicalistes.

Une option qui ne semble pas marcher, parce qu’à partir du moment où il y a gel des salaires enseignants grévistes, un nouveau bras de fer n’est pas à exclure, si jamais il y a échec des négociations.

« Le gouverneur de la Banque Centrale nous a dit qu’il est mandaté par le gouvernement afin qu’on discute pour trouver la solution à cette crise. (..) Il nous a dit qu’après le conseil des ministres, des instructions ont été données au ministre du Budget pour que lui-même, il puisse faire des calculs de simulation, de revenir vendredi ils vont nous donner le résultat de ces calculs là. Donc, c’est le vendredi que nous sommes restés à l’attente de l’appel. Et  il est allé rencontrer le président de la République, il a dit il faut d’abord soumettre le travail au Premier ministre, avant de lui revenir. Il a dit que ce vendredi là, le Premier ministre doit effectuer un déplacement à Abdijan où un député avait perdu la vie, il devrait participer aux funérailles de celui-ci. C’est le dimanche soir que le Gouverneur de la BCRG nous appelé pour donner cette information », explique Aboubacar Soumah, qui appelle à la poursuite de la grève jusqu’à la satisfaction de leur revendications.

En attendant la réaction du gouvernement, le SLECG appelle ses membres à résister.

Ce lundi, des sit-in étaient annoncés devant les différentes DPE et DCE du pays, pour accentuer la pression sur le gouvernement, alors que les négociations sont au point mort.

Abdoul Wahab Barry, www.kababachir.com

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