Gréve des enseignants : le péché d’orgueil du SLECG de Labé

 

 Après le report de la signature du protocole d’accord entre le syndicat libre et enseignants chercheurs de Guinée (SLECG) et le gouvernement la semaine dernière, le secrétaire général du SLECG Aboubacar Soumah, d’un ton acerbe, avait appelé à une manifestation sur toute l’étendue du territoire national.

Dans la Commune Urbaine de Labé, au centre de la Guinée, les enseignants et certains élèves en guise de soutien avaient répondu à l’appel. Entre temps, les services de sécurité avaient été déployés pour rétablir l’ordre dans la ville et ont procédé à l’arrestation de cinq élèves mineurs qui furent finalement déférés à la maison cinq étoile de Kouroula. 

Ces élèves qui accompagnaient les hommes de craie dans leur revendication sont restés prés d’une semaine dans cette geôle sans que, d’une part, le bureau fédéral du SLECG ne pipe un mot et de l’autre, les autorités éducatives de la ville dans leur majorité n’ont pas levé le petit doigt pour demander la libération des cinq mineurs. 

D’autres sources révèlent que le bureau préfectoral du SLECG a refusé d’exiger leur libération, malgré qu’ils (les enseignants) aient obtenu un accord précaire avec le gouvernement, parce que tout simplement certains parents d’élèves ne les auraient pas soutenus durant toute la grève.  Mince…. Ont-ils oublié l’appel à contribution qu’ils avaient lancé pendant que leur salaire était gelé ? que d’ailleurs certains parents d’élèves avaient volontairement soutenu ?  

L’on comprend aisément que quand il s’agit de leurs intérêts, ces différentes structures syndicales sont promptes à sacrifier les élèves. Cependant, elles restent muettes dans la défense de ceux et celles qui se battent réellement sur le terrain.  

Heureusement que le Préfet de Labé, Elhadj Safioulaye Bah a pu faciliter leur libération, parce que TOUT SIMPLEMENT, ils étaient des mineurs. 

Alpha Oumar Fogo Baldé, correspondant kabanews à Labé

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