Grève des enseignants : Nouvelles perturbation des cours à Conakry

C’est un pari réussi pour Aboubacar Soumah et son groupe.  Le syndicaliste exclu du SELCG, qualifié de « rebelle » par les uns et héros par les autres, ne savoure pas vaincu. L’avis de grève générale et illimitée qu’il a lancé avec son groupe, continue à produire des effets, malgré les hostilités et les menaces des autorités en charge de l’éducation.

A Conakry, les cours ont été perturbés ce lundi dans plusieurs établissements d’enseignement publics et privé. Dans la plupart des écoles, les enseignants ont suivi le mot d’ordre de grève. Dans certaines écoles privées où nous sommes rendues ce matin, notamment à la ‘’Source’’ à minière, à ‘’Sylla Lamine’’, ou encore dans d’autres établissements publics du centre ville de Kaloum et dans les communes de Ratoma et n’y a pas eu de cours.

Or, les autorités en charges de l’éducation avaient menacé de sévir tout enseignant qui s’absenterait le 12 février  2018 à son établissement respectif.

« Désormais tout enseignant qui désertera les cours pour une grève déclenchée par une personne animée de mauvaises intentions comme  c’est le cas à présent s’expose à des sanctions » avait prévenu Mohamed Ansa Diawara, porte-parole du ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation

Et pour passer de la parole à l’acte, le département en charge de l’Enseignement pré-universitaire dévoile sa stratégie pour éviter qu’une nouvelle grève ‘’illégale’’ paralyse le secteur :

« Nous allons déployer très bientôt des missions à l’intérieur du pays pour enseigner aux enseignants des 33 préfectures de la Guinée comment mener une grève syndicale et les procédures d’une grève normale. Seul en Guinée où les personnes qui ont pour mission d’expliquer aux enfants les droits et les devoirs des citoyens, les lois qui régissent chaque institution peuvent se lever un beau matin pour suivre une grève déclenchée par une personne qui n’a aucune légitimité et légalité », s’est-il insurgé

Mais à l’allure où vont les choses, cette menace n’a rien servi, parce que le mot d’ordre de grève a été bien suivi à Conakry et dans certaines préfectures de la Guinée profonde, à savoir, Mamou, Labé, Boké,…

Nous y reviendrons

Abdoul Wahab Barry, www.kababachir.com

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