Grève des enseignants : suppléants contre titulaires ?

Depuis que le gouvernement a opté pour le forcing et l’étranglement des enseignants, suite à la grève observée par bien des écoles publiques, on assiste au combat entre suppléants et maîtres titulaires des classes. Seul hic et de taille : le faible niveau des suppléants encore appelés contractuels. Cette insuffisance a été sans cesse dénoncée par les élèves et certains directeurs d’écoles.

Le ministre Mory Sangaré du Pré-universitaire apporte des précisions : « Nous n’avons pas dit de prendre des contractuels pour remplacer les enseignants titulaires. Nous ne l’avons dit nulle part.  Nous avons dit de suppléer, lorsqu’un professeur titulaire est absent quelque soit le motif, s’il y a un suppléant il peut le suppléer. En plus nous avons l’intention de recruter des contractuels dans un premier temps mais après faire une évaluation de leur pratique de classes. Si nous trouvons que ce sont des gens qui ont une bonne pratique de classe comme l’indique leur diplôme, nous acceptons de les prendre en charge parce qu’il faut éviter de prendre n’importe quelle personne pour mettre dans les écoles. Il faut mettre ceux qui montrent les valeurs et remplissent les normes.  C’est dans ce cadre. Ce n’est pas pour remplacer un professeur titulaire. »

De l’avis du ministre, «  Il y aura une évaluation de tous les enseignants en situation de classe pour détecter ceux qui ne peuvent pas du tout enseigner.  Les contractuels qui vont réussir cette évaluation seront les bienvenus pour suppléer les titulaires qui peuvent être engagés dans un processus de formation continue.  Il n’y a rien de méchant. »

En attendant, les cours restent perturbés.

 

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

 

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