Grève : Des parents d’élèves dans la rue pour réclamer des enseignants

Alors que les lignes n’ont toujours pas bougé, pendant que la grève du SLECG entre dans son troisième mois, des parents battu le pavé ce lundi à Bonfi, dans la Commune de Matam.

Munis de placardes sur lesquelles on pouvait lire : « militarisation=musellement= 3è mandat » ou encore « sauvons l’école guinéenne, non au 3ème mandat », ces femmes manifestantes exigent du gouvernement une solution immédiate afin mettre fin à la crise qui mine le secteur de l’éducation depuis octobre.

Le gouvernement resté longtemps silencieux face à la revendication salariale des enseignants et ce, malgré les multiples appels des enseignants, des acteurs politiques et sociaux juge « impossible » de satisfaire un salaire de base à 8 millions de francs guinéens.

Malgré le gèle des salaires, l’arrestation et la condamnation des enseignants à Conakry et à l’intérieur du pays, le SLECG reste droit dans ses bottes. La grève se poursuit, même si le syndicat des enseignants reste ouvert à tout dialogue avec le gouvernement, mais sans les autres structures syndicales « fantômes » mises en place et soutenues par le gouvernement. Pour Aboubacar Soumah, le SLECG reste la seule structure syndicale qui va négocier avec le gouvernement :

« Lorsque l’USTG a adressé une correspondance au Premier ministre pour la reprise des négociations, on a vu sa réponse. Le Premier ministre, dans sa deuxième lettre qu’il a adressée avant hier au secrétaire général de l’USTG, le camarade Abdoulaye Sow, les préalables qu’il a indiqués dans cette correspondance sont inacceptables.

Il demande comme préalable à l’ouverture des négociations la suspension de la grève et que ces négociations soient ouvertes avec les syndicats qu’ils ont créés. C’est le SLECG qui a signé le protocole d’accord du 13 mars  et engagé la grève. Si ce n’est pas la confusion, comment se fait-il que le gouvernement puisse encore  faire allusion à la participation à ces négociations des syndicats qu’eux-mêmes ont créés ? J’ai dit depuis très longtemps, il n’y a plus d’intersyndicale à l’éducation. C’est seul le SLECG qui va discuter et négocier avec le gouvernement, que ça soit clair et entendu par la partie gouvernementale », soutient le Secrétaire général du SLECG.

Pendant qu’une « année blanche » plane sur la Guinée, le SLECG d’Aboubacar Soumah ne décolère pas ! Dans un communiqué, le Bureau Exécutif National du SLECG demande à l’ensemble des Enseignants de Guinée de refuser tout contact avec les cadres du MENA, des DCE et DPE afin de ne pas être complice de tel agissement qui vise à déstabiliser la lutte engagée par les enseignants de Guinée pour l’amélioration de leur condition de vie et de travail mais surtout celui de nuire à nos enfants.

Bien que le SLECG n’est pas campé sur sa position, en réitérant que les 8 millions sont désormais négociables, il n’y a eu aucune proposition venant du gouvernement de Kassory Fofana.

Alors que la crise perdure, l’on se demande si l’année scolaire 2018-2019 n’est pas déjà compromise ?

Abdoul Wahab Barry, www.kababachir.com

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