Grève du SLECG: Des échauffourées signalées à Kaloum


Le mot d’ordre de grève déclenché par le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG), est largement suivi ce mercredi à Conakry. Dans la Commune de Kaloum, centre administratif et d’affaire de la capitale guinéenne, les enseignants ont brillé par leur absence remarquable dans les différents établissements.

Une situation qui a amené les élèves à descendre dans la rue et barricader la route.

Déployée dans différents endroits de la ville, la police a fait usage de gaz lacrymogène pour disperser les jeunes manifestants, afin de rétablir l’ordre dans les principaux axes routiers de Kaloum.

Dans un avis de grève rendu public mardi, le SLECG déclenche une grève générale et illimitée qui démarre ce mercredi 10 Avril, pour exiger le respecter du Protocole d’accord signé entre le syndicat de l’éducation et le Gouvernement, ayant permis de mettre fin à une longue grève en début d’année.

A la veille, le ministre Yéro Baldé a fini par signer la lettre conjointe des ministres des secteurs éducatifs, qui autorise désormais le recensement dans tous les trois segments de l’éducation en Guinée.

La signature de cette lettre ouvre ainsi la voie désormais au recensement des enseignants du supérieur, qui constituait le point de blocage.

Malgré la signature de cette lettre, le SLECG reste droit dans ses bottes et maintient le mot d’ordre de grève :

 « La lettre du ministre de l’enseignement supérieur n’est pas conforme, elle ne dispose d’aucune en-tête de son département. C’est sur un papier ordinaire qu’il a écrit, avec débarras. Et rien ne nous prouve que c’est une correspondance d’un ministre. Pire, sur le point concernant le rétablissement de nos camarades mutés, à leurs postes initiaux, il dit que ce n’est qu’à l’ouverture prochaine qu’il va les réaffecter. Il tient ces propos, sans se conformer au protocole d’accord », regrette Aboubacar Soumah. Et le Secrétaire général du SLECG de trancher : « Notre grève générale et illimitée reste maintenue », a-t-il prévenu.

Comme on le voit, le secteur de l’éducation est de nouveau menacé suite à ce mouvement de protestation, qui risque de prendre de l’ampleur.

Abdoul Wahab Barry, www.kababachir.com

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