Grève du SLECG : S’achemine-t-on vers une année blanche ?

Alors que le Syndicat des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) reste droit dans ses bottes,  la grève des enseignants se poursuit malgré le gèle des salaires des enseignants grévistes et les multiples tentatives d’intimidations. Alors que le gouvernement tente le tout pour le tout pour étouffer le mouvement de protestation, avec des arrestations, des condamnations, des menaces et de gèle de salaires, la crise perdure et le SLECG ne décolère pas.  Réunis samedi en assemblée générale  à son siège, le SLECG compte résister.

Selon Aboubacar Soumah, « les enseignants qui partent en classe vont parce qu’ils ont politisé et ethnicisé notre mouvement. La pression politique et la pression des parents fait que certains de nos camarades ne peuvent pas résister et reprennent le chemin de l’école. Si vous voyez un enseignant dans une classe c’est parce qu’il est victime de ces différentes pressions, c’est contre sa volonté », estime  le Secrétaire général du SLECG.

En plus, ajoute Aboubacar Soumah,  l’UNESCO menace « de décréter l’année blanche en Guinée, si d’ici la fin du mois de décembre 2018 les cours n’arrivent pas à reprendre sur toute l’étendue du territoire ».

Pendant ce temps, la situation reste tendue entre le SLECG et les autorités de l’éducation. Ce lundi, on a assisté à scène des violences et des mouvements de protestation des élèves dans plusieurs établissement d’enseignements publics, notamment à Kaloum, Bonfi, Koloma,…

En tournée dans la région de la Moyenne Guinée, le ministre de l’éducation nationale et de l’alphabétisation menace des enseignants grévistes.

Mory Sangaré, qui s’exprimait chez nos confrères d’Africaguinee.com, a promis des mesures sévères contre les enseignants grévistes :

« On va dégeler  les salaires de ceux qui vont accepter de reprendre les cours. Mais ceux qui sont en grève n’auront pas de salaires. Les enseignants qui s’attaquent à d’autres pour les empêcher de travailler, sachez que nous allons prendre des mesures correctives par rapport à celà. Aux DPE, DSEE ou responsables d’écoles, c’est vrai que je suis de Pita. J’ai fait la plus grande partie de ma vie ici. Mais je ne vais pas tolérer», a-t-il avertit.

S’achemine-t-on vers une année blanche ? Rien n’est sûr pour l’instant. Mais la situation reste tendue et la crise perdure.

Ibrahima Sory Camara, www.kababachir.com

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