Grève en Guinée: jusqu’où ira le syndicat ?

La grève générale et illimitée déclenchée par l’inter centrale syndicale CNTG-USTF, entre dans sa 4ème journée ce jeudi.

Bien que cette grève paralyse les activités économiques du pays, les lignes n’ont pratiquement pas bougé dans les négociations entre syndicalistes et gouvernement, malgré les multiples rencontres qui n’ont rien filtré. Chaque parti se campe sur sa position, alors que la grève qui paralyse Conakry et les villes de l’intérieur commence à avoir ses effets, car même le secteur informel s’est invité dans la danse.

Dans les négociations, l’essentiel du blocage se situe au niveau de la réduction du prix du carburant. Les syndicalistes qui avaient proposé 5.000 FG le litre à la pompe, ont fait de concessions et remontent désormais à 5.500 FG.

De son côté, le gouvernement a soumis mardi un projet de protocole d’accord, mais qui a été rejeté par la base après le compte rendu des délégués syndicaux. Dans sa proposition, le gouvernement sollicite un moratoire de 45 jours pour discuter de la question de réduction du prix du carburant, en attendant la mission du FMI attendue prochainement à Conakry pour une revue du programme avec les institutions de Breetown Woods.

Ce jeudi, alors que les négociations devront se poursuivre, les syndicalistes durcissent le ton. Ils ont empêché les taxis maitres « récalcitrants » de travailler, en barricadant la route, notamment sur l’autoroute fidèle Castro, où des incidents ont été signalés dans la matinée.

Mais les forces de l’ordre s’interposent pour rétablir la circulation. Du côté de la route le Prince, toujours pas de circulation. Des jeunes s’affrontent avec les forces de l’ordre qui tentent de régulariser la circulation.

Face à cette situation de blocage, l’on se demande jusqu’où ira le syndicat plus que jamais déterminés à obtenir la satisfaction des différents points de revendication.

Les jours qui suivent nous édifieront.

Abdoul Wahab Barry, www.kababachir.com

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