La Guinée à la CAN 2015: le temps des ministres-reporters sportifs !

C’est absolument succulent, me diriez-vous, d’être nommé comme membre du gouvernement sur la base du militantisme : on fait ce qu’on veut entre copains et coquins. On n’a de compte à rendre à personne, même pas à l’Imam de la Primature – lui il ne fait pas lecture du saint Coran dans des boîtes de nuit et autres maisons closes – à fortiori, le haut perché de Sékhoutouréya.

Du moins, c’est l’une des révélations du départ du Onze national guinéen pour Malabo, à l’occasion de la CAN 2015. Cette CAN-là, les reporters sportifs guinéens se la feront conter. Et la raison est simple. A leur place, une colonne de ministres de la République. C’est le temps des ministres reporters sportifs. Ne dites surtout pas qu’ils sont en villégiature, en voyage touristique. Ils abandonnent leurs départements respectifs avec certainement des mallettes du fonds publics pour Malabo. Il ne fallait surtout pas rater cette occasion, cette grand-messe continentale. Ceux qui devraient y prendre part sont restés à la maison, entrain de rougir. Mais surtout de se ronger les pouces. Malabo ce n’est pas Bamako, Dakar, Banjul, Accra, etc. C’est de l’autre côté du Golf de Guinée. La route est quasiment impossible si c’est pour aller faire du bon boulot.

Près d’une dizaine de ministres posent leur baluchon à Malabo. Oyé Guilavogui, des Telecoms, cheville ouvrière du fonds de soutien au Syli cadet et sénior, Bantama Sow des Guinéens de l’étranger, l’autre fils adoptif d’Alpha Condé, son demi-frère Naité de la Jeunesse, tout aussi très proche du Président, Ibrahima Kourouma du Pré-universitaire (à moins qu’il ne se soit désisté sous la pression), Ansoumane Condé du Budget, Domani Doré, Damantang Camara.

A y voir de près, ce sont les petits du président qui sont à Malabo ou qui sont en route pour cette capitale de la Guinée équatoriale. C’est la première liste. Seulement, suite à la vive levée de boucliers, des ministres ont préféré céder leur place à des journalistes sportifs ou autres. A défaut de retrouver leur fauteuil cédé à d’autres. La passation s’est faite en toute douceur. Et c’est tant mieux.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

  1. Mohamed Fofana dit

    Découragement n’est pas les Guinéenne vive le sily

  2. […] La Guinée à la CAN 2015: le temps des ministres-reporters sportifs ! […]

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