Guinée de Condé : chaos et carnage à huis clos !

L’internet est resté coupé en Guinée près d’une semaine, pour mieux mener le chaos : près de 50 morts par balles réelles, expéditions punitives des forces de défense et de sécurité dans les domiciles privés acquis à la cause de l’opposition, kidnapping d’opposants qui doivent payer entre 500 mille à 2 millions GNF pour se faire libérer, bastonnades de citoyens, enlèvements de motos par les FDS,  casse et incendies des voitures et boutiques par les mêmes hommes en uniformes, parfois aidés par des militants du RPG. 

Alpha Condé a enjambé des cadavres, le chaos à huis clos pour organiser selon ses aises, un double scrutin référendaire et législatif. Le but : s’octroyer une présidence à vie dans un pays où la corruption est endémique, la délinquance financière admise en devise et les ressources minières, notamment la bauxite devenues une mangeoire pour asseoir une gouvernance qui pourrait contenter les rapaces de l’Orient et de l’Occident.

Aujourd’hui, le pays vit une période absolument chaotique. Toutes les ressources sont sorties de la Banque centrale pour une campagne présidentielle donnant Alpha Condé perdant. Mais, de l’avis du vieil homme, il n’est pas question de perdre « le 1er mandat de la 4è République ( ?) » Autant tuer d’innocentes personnes, embastiller des transfuges de son parti, séquestrer son opposant principal ayant déjà revendiqué sa victoire. Pour mieux huiler la machine de la fraude, il ouvre les vannes aux copains et coquins pour observer le processus électoral. C’est ainsi qu’une cohorte d’opportunistes écument les bureaux de vote, certains, pourrait-on d’ailleurs dire.

La suite ? « D’importantes sommes d’argent que les observateurs de la Cedeao se partageaient, juste après leur conférence de presse. Le moins que l’on puisse dire est qu’on parle de centaines de milliers d’euros (plus de 500.000 euros) en espèces trébuchantes », rapporte des témoins. Pendant ce temps, des Guinéens meurent sur l’Axe et en province sous le fait du maintien d’ordre à outrance, mené par le pouvoir afin de faire taire les opposants. Ces nombreux morts de disent rien à ceux qui viennent s’enrichir dans le sang. Ils préfèrent inviter les victimes de fraudes d’aller porter plainte, comme s’ils ne savent pas que toutes les institutions sont inféodées au pouvoir. Le chaos s’opère à huis clos.

La communauté internationale (Onu, UA et CEDEAO) au lieu d’anticiper les crises, optent pour le statut de pompier, avec des langages diplomatiques. Quoi de plus normal chaque émissaire est mis dans le beurre avec Caviar, hôtels de luxe, …

Et une voix s’élève à mille lieues de Conakry, face au carnage et au chaos à huis clos, même si elle ne porte pas mieux : « Alpha Condé fait tirer sur son peuple, en révolution depuis octobre 2019. Une pensée émue pour les adolescents qui sont tombés sous les balles. Macron et la communauté internationale détournent le regard. La Guinée n’intéressent que lorsqu’il s’agit des piller ses mines », fulmine Jean-Luc Mélenchon. Un peu plus tôt, Dalein soupire : «Heureusement, la page du tyran sera bientôt définitivement tournée. »

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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