Guinée : Des questions des services de Planification Familiale et de la sante reproduction (PF/SR) largement débattues !!!

Les jeunes ambassadeurs de Guinée (JA) ont organisé le samedi 8 mai 2021 dans la maison des jeunes de Kipé, une journée de plaidoyer sur les services de planification familiale et de la santé reproductive (PF/SR). Objectif selon les organisateurs est de toucher du doit le problème de la santé sexuelle de la reproduction et l’accès aux méthodes de contraception qui restent de véritables handicaps.

Dans son discours de circonstance, le président des jeunes ambassadeurs, Abou Maimouna Diallo, a mis un accent particulier sur la tenue de cette rencontre qui s’inscrit dans le cadre de l’organisation d’une session de plaidoyer ciblé pour atteindre les jeunes avec des informations et des services de SR/PF. Il a également rappelé aux participants les exploits de son institution depuis sa création en 2016 à nos jours.

Pour le président Jeunes Ambassadeurs de Guinée,beaucoup de séries de rencontres ont été réalisés grâce à l’appui technique et financier de Intrahealth Mali, de la Coalition des OSC pour le repositionnement de la planification familiale, de la direction Nationale de la santé familiale et de Nutrition à travers la section ado-jeune. Toutes ses séries de rencontresrentrent dans le cadre du renforcement des compétences des jeunes en matière de santé de la reproduction.

De citer, il dira qu’il s’agit entre autres de : la Formation de 30 jeunes sur la présence digitale et le bloging ; la Création et animation régulière des plateformes de communication sur les réseaux sociaux notamment Facebook, Tweeter, Instagram et une chaine sur YouTube ; la Participation active au processus d’intégration de l’Education Complète à la Sexualité dans les programmes de formation ; la Participation au processus d’élaboration et de mise en œuvre du Plan d’Action National Budgétisé de la Planification Familiale deuxième génération 2019-2023 ; l’Organisation des séances de plaidoyer surtout pour la gratuité des méthodes de contraception ; l’organisation à chaque année de la campagne « saint valentin sans grossesse non désirée » et l’organisation de la campagne « vacance saine sans grossesse non désirée ».

Le président à au terme de son intervention remercier la coalition des OSCs pour le repositionnement de la planification familiale de guinée pour son soutien sans cesse à l’évolution de son institution, le Ministère de la santé à travers la DNSF-N plus particulièrement la section ado-Jeunes pour avoir consulté et impliquer les jeunes au centre des décisions qui les concernent.

Il a remercié également les partenaires au développement dont : OMS, UNFPA, GIZ, ENALB et mention spéciale à IntraHealth pour sa confiance et son assistance technique et financier qui ne cesse de nous apporter.

De son côté, le chef de la section ado-jeune du ministère de la santé, Dr Mamady Kankou Camara, a dit que la santé sexuelle et reproductive est une préoccupation majeure tant pour le Gouvernement, des Institutions et Organisations Non Gouvernementale que de la Société civile depuis plusieurs décennies.

Cette préoccupation est liée aux taux élevés de mortalité maternelle (550 pour 100 000 Naissances vivantes), infantile (66%), parce que selon le rapport du RGPH3 de 2014, la population Guinéenne est estimée à 11 883 516 habitants en 2018 dont 52 % de femmes. Cette population est caractérisée par son extrême jeunesse, a-t-il ajouté.

En effet poursuit Dr Mamady Kankou Camara, 44,9% de la population est âgée de moins de 15 ans, 64,1% de moins de 25 ans et 32,6% des jeunes ont un âge compris entre15 et 34 ans. Cette population à majorité jeune croit à un rythme accéléré avec un taux de croissance annuelle de 2,8%.

Au-delà de la forte fécondité qui ralentit la transition démographique, le pays reste confronté à d’autres défis majeurs : Un très faible taux de prévalence contraceptive qui est à 11% pour toutes les méthodes utilisées par les femmes de 15 à 49 ans, une prévalence du VIH établie à 1,6% dans la population générale de 15 à 49 ans et 1,2% chez les adolescents de 15-19 ans (EDS5, 2018). C’est pourquoi, les hommes et les femmes doivent être informés et avoir accès à des méthodes de PF sures, efficaces, abordables, acceptables et de leur choix. Les droits à la santé sexuelle et reproductive de chaque individu représentent une préoccupation majeure des Gouvernements, Institutions et Organisations Non Gouvernementale (ONG) et de la société civile.

Il est opportun de rappeler ici, qu’après le symposium de Cotonou sur l’élimination des barrières juridiques et non juridiques liées à la santé de la reproduction en 1998, la Guinée a été le premier pays de la sous-région à adopter une loi sur la SR en juillet 2000.

Malgré les forum sous régionaux pour la promotion de la planification familiale , les pays d’Afrique de l’Ouest (Burkina Faso, Guinée, Mali, Niger) et d’Afrique australe(Malawi, Zimbabwe) font toujours face à de nombreux défis en matière de Droits à la Santé Sexuelle et Reproductive (DSSR), notamment les difficultés liées à l’application des textes, les difficultés d’interprétation, la persistance d’obstacles médicaux, l’absence de normes harmonisées en la matière, conformément aux engagements mondiaux, continentaux et régionaux fustige Dr Camara.

C’est pourquoi précise-t-il ce projet dénommé « Activité de session de plaidoyer ciblé pour atteindre les jeunes avec des informations et des services de PF/SR» vient à point nommé par ce qu’il vas contribue a renforcer le dialogue entre les acteurs gouvernementaux, les partenaires au développement et, la coalition des organisations de la société civile évoluant en planification familiale dans le but de mobiliser et d’améliorer la performance des politiques et stratégies en matière de droit en santé sexuelle et reproductive en République de Guinéeindique-t-il

Le ministère de la santé par ma voix à travers la section des adolescents et jeunes, s’engage à soutenir la Coalition des organisations de la société civile pour le repositionnement de la PF en Guinée, dans la mise en œuvre du présent projet pour le bonheur de nos populations dira t-il

Au terme de son intervention Dr Camara à mi l’occasion à profit pour inviter toutes les parties prenantes à agir avec responsabilité et détermination pour que notre pays qui est pionnier dans la région en matière de loi sur la SSR, soit aussi une référence quant à son application et déclare ouverte la journée du lancement du projet de plaidoyer ciblé pour atteindre les jeunes avec des informations et des services de PF/SR en Guinée

Kadiatou Thierno DIALLO

Journaliste

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