Guinée : Un opposant menacé de mort par des inconnus

Kaly Diallo, responsable de la section UFDG de Koloma 2 dans la Commune de Ratoma, reçoit des appels anonymes de la part des inconnus, lui menaçant de mort, de même que certains membres de sa famille.
C’est en tout cas l’information rapportée par son jeune frère, qui s’est exprimé ce weekend sur le risque que courent Mamadou Kaly Diallo ainsi que sa famille.
«Actuellement la famille est inquiète parce que nul n’est à l’abri de ces menaces que nous recevons depuis un certain temps. A cause de l’engagement politique de mon frère nous sommes tous menacés. J’interpelle une nouvelle fois les défenseurs des droits de l’homme sur les risques d’insécurité dont nous sommes exposés », plaide Alpha Amadou Diallo. Avant d’ajouter : « Il y a une semaine un pick-up de la police est venue stationner nuitamment aux alentours de notre domicile. Quelques jours après ce sont des agents en civil qui ont été aperçus par des voisins du quartier Koloma»,
Pour recouper l’information, nous avons cherché à joindre, le porte-parole de la police pour en savoir plus sur ces menaces. Mais le Général Kassé n’a pas voulu commenter ces informations. Toutefois, il a laissé entendre que la police n’a pas encore été saisie d’une telle menace qui selon lui, ces menaces si elles sont avérées ne pourrait que venir des personnes mal intentionnées et non des services de sécurité.
Une version que ne partage pas Kaly Diallo qui jure que ces menaces ne pourront que venir des services de sécurité ou des adversaires politiques, en l’occurrence la mouvance présidentielle, protégés par des agents de sécurité qui cautionnent ces genres d’intimidations.
«Le ridicule ne tue pas ! Vous avez bien que ces menaces ne peuvent venir que du camp adverse, c’est-à-dire, le pouvoir en place. Combien d’opposants politiques et des acteurs de la Société civile sont aujourd’hui détenus à la Maison centrale de Conakry pour des faits dont on n’arrive pas à justifier ? Depuis sa réélection controversée, Alpha Condé et son clan cherchent à faire taire toutes les voix susceptibles de protester. Or, nous nous sommes dans notre rôle de dénoncer les dérives autoritaires du régime en tant parti politique de l’opposition. Je sais que mes dernières sorties médiatiques continuent à déranger tant le régime qui a perdu toute crédibilité. Mais cela ne nous fera ni chaud ni froid. Le combat doit continuer jusqu’à l’instauration d’un Etat de droit et une alternance démocratique en Guinée », nous a indiqué cet activiste politique au bout du fil.
Aux dernières nouvelles, l’UFDG, la principale formation politique de l’opposition guinéenne, dirigée par Cellou Dalein Diallo, dénonce les agissements des autorités contre ses responsables et militants du parti et appelle à la libération sans condition des détenus politiques injustement arrêtés et dont la date du jugement n’est toujours pas connue, sept mois après leur incarcération à la Maison centrale de Conakry.
Issiaga Soumah

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.