Impasse politique: La Communauté internationale parviendra-t-elle à désamorcer la crise ?

Sauf décision de dernière minute, l’opposition guinéenne compte redescendre dans la rue ce lundi 20 avril pour, dit-on, protester contre la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) et exiger l’annulation du chronogramme électoral.

C’est une nouvelle journée à haut risque à Conakry, car, pouvoir et opposition se radicalisent dans leurs positions, même si la main tendue du pouvoir pour un retour à la table des négociations, reste maintenue. Et l’opposition ne rejette pas totalement le dialogue, amis elle pose des préalables, notamment, l’annulation du chronogramme électoral.

Samedi, les ténors de l’opposition ont, au cours des assemblées générales de leurs partis politiques, réitéré leur intention de paralyser Conakry à travers les marches pacifiques dans les cinq communes de la capitale guinéenne. Cette décision a été maintenue, malgré l’appel de la communauté internationale pour un retour au dialogue, en l’occurrence la France et le Canada, dont l’ambassadeur a eu des entretiens vendredi avec le Chef de file de l’opposition guinéenne, Cellou Dalein Diallo de l’UFDG et Sydia Touré de l’UFR.

Le pouvoir de son côté ne compte pas baisser les bras. Le gouverneur de la ville de Conakry, interdit toute manifestation à Conakry estimant que les opposants n’ont pas adresser le moindre courrier aux communes pour définir leur itinéraire, et obtenir une autorisation.

Devant les risques des nouvelles violences après celles de la semaine dernière où 3 personnes avaient trouvé la mort et plusieurs blessés, la communauté internationale multiplie les consultations pour obtenir des deux camps un retour sur la table des négociations.

Mais pour l’instant, rien n’a filtré de cette série de rencontres entre les émissaires de l’ONU en séjour à Conakry et les opposants d’une part, les émissaires et le gouvernement guinéen d’autre part.

A ce jour, le maigre espoir d’un éventuel retour des opposants au dialogue se limite au stade des consultations, mais qui sont sans suite.

Abdoul Wahab Barry, www.kababachir.com

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