Inculpation de Faya et Cie : « Juridiquement, il n’y a aucune infraction» (Avocat)


Arrêté le 05 Avril dernier avec une dizaine de ses partisans, Dr Faya Millimono et certains de ses co-accusés ont été inculpés pour attroupement illégal et troublé à l’ordre public.

Cette décision intervient après une audition au tribunal de première instance de Kaloum. Placés sous contrôle judiciaire, le leader du Bloc Libéral et ses co-accusés devraient être jugés pour les faits qui les sont reprochés.

Me Salifou Béavogui, un des avocats des prévenus, fustige cette action judiciaire contre ses clients, en l’occurrence, Dr Faya Millimon, Président du BL, Halimatou Baldé, vice-présidente du bureau national des jeunes et Sàà Lansana Koundouno, chargé des affaires sociales, qui ont été de nouveau entendu ce mardi.

« En réalité, on n’avait pas besoin de judiciariser ce dossier, ni de faire un procès, parce que juridiquement, il n’y a aucune infraction. », estime l’avocat.

Devant cet état d fait, regrette Me Salifou Béavogui, « Nous constatons à travers ce dossier, qu’on est en train de violer toutes les règles qui encadrent les libertés publiques dans notre pays. Tout ce qui a été reproché à nos clients, c’est d’avoir fait un sit-in en exprimant leur opinion sur la mandature des députés. Il n’y a ni délit, ni crime, ni contravention en cela. C’est ce qui justifie notre révolte », a-t-il fustigé.

Alors que le leader du BL est placé sous contrôle judiciaire, Me Béavogui soutient que « ce dossier est une affaire beaucoup plus politique que judiciaire »

 C’est pourquoi, espère-t-il, « nous espérons que cette affaire va s’arrêter dans les bureaux du juge d’instruction. Mes clients ne méritaient pas d’être en justice mais au contraire les agents de force de l’ordre qui ont monté un tel dossier, ce sont eux qui devraient être poursuivis pour entrave à la liberté », estime l’avocat du leader politique.

Pour rappel, Faya Millimono et ses partisans protestaient contre le prolongement du mandat des « députés périmés », à l’occasion de l’ouverture d’une session parlementaire consacrée à l’examen des projets de lois et ils ont voulu interpeller les autorités sur la nécessité d’organiser rapidement des élections législatives.

Alfred Bangoura, www.kababachir.com

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