Jean-Marie Doré sur l’affaire eau empoisonnée : Rabiatou Sérah interpelle le Procureur de la République !a

Rien ne va plus entre les deux anciens civils de la Transition : Jean-Marie Doré et Rabiatou Sérat Diallo. Leurs inimitiés ne datent pas d’aujourd’hui. Elles remontent au temps des forces vives auxquelles les deux appartiennent et dont Doré en était le porte-parole, avant d’être vu déchu de cette fonction. La transition terminée ou presque, les deux personnalités vivent des rapports orageux.

Sur les antennes d’une radio locale, jeudi, l’ancienne patronne du CNT qui faisait office de Parlement est manifestement agacée par les agissements de Jean-Marie Doré, alors Premier ministre. « Je ne suis pas suiviste comme Jean Marie Doré. Quand je n’ai pas la conviction, je préfère me retirer. L’histoire est têtue, mais elle va vous rattraper un jour », a notamment déclaré la dame de fer de la CNTG qui fait douter Lansana Conté en janvier février 2007. Rabi en veut tellement à Doré qu’elle a évoqué, au cours de la même émission cette fameuse affaire d’eau empoisonnée. Elle interpelle le Procureur de la République : « Jean-Marie, sans être attaché, a librement dit dans les médias qu’il connait l’auteur de cet empoisonnement. Le procureur de la République devrait réagir. En tant que Premier ministre au moment des faits, il garde ça par devers lui pour dire que c’est un secret d’Etat. »

Pour rappel, pendant le long entre-deux-tours de la présidentielle de 2010, une fameuse affaire dite d’eau empoisonnée a été déclenchée à Conakry provoquant une chasse au faciès. Jusqu’à présent, aucune enquête. Seulement, un collectif citoyen pour la justice en faveur des victimes d’exactions de l’eau empoisonnée avait annoncé tambour battant la levée de l’immunité parlementaire du président de l’UPG, alors Premier Ministre sous la transition. « Ce collectif accuse l’ancien Premier ministre d’abstention délictueuse dans l’affaire d’empoisonnement des militants du RPG originel pendant la campagne présidentielle en 2010. Cette ONG accuse le secrétaire de l’Union pour le Progrès de la Guinée (UPG) de ne pas coopérer pour faire la lumière dans ce dossier. C’est pour cela, en début de semaine prochaine, l’organisation va demander au parlement de lever l’immunité du député Doré pour permettre à l’enquête d’avancer. »

Juste un effet d’annonce. Pourtant, on se rappelle comme si c’était hier que Jean-Marie Doré avait fait une sortie pour reconnaitre qu’il y a eu une sorte d’empoisonnement de militants mais ne donne ni le nom des commanditaires, ni ceux des auteurs, arguant que c’est un secret d’Etat. Pauvre vieillard !

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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