JOURNAL DE CAMPAGNE : La HAC remise à sa place

Depuis le démarrage de la campagne électorale, les plaintes émanant des partis politiques de l’opposition et portant sur la censure de leur communication par la Haute autorité de la communication (HAC) dans le journal de campagne, s’amoncellent. Au nom d’une prétention préservation de la cohésion sociale et de l’unité nationale, des extraits de déclarations biffés ou des éléments tout entiers sont recalés. Au fond, les victimes y ont toujours vu une subtile manœuvre visant à protéger le candidat sortant, Alpha Condé. D’autant que les éléments et les extraits incriminés ont toujours en rapport avec lui. Eh bien, saisie par l’institution coiffée par Martine Condé, la Cour constitutionnelle, statuant sur le sujet de campagne de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), a donné raison au parti de Cellou Dalein Diallo
Bien que reprochant à la requête à elle adressée par Madame Martine Condé, un certain nombre de vices de forme, la haute juridiction a signifié n’avoir pas remarqué dans l’élément de campagne qui aurait dû se voir diffuser le 19 septembre dernier, quelque chose qui justifie qu’il soit recalé. Or, l’exercice était d’autant plus compliqué que la Haute autorité de la communication (HAC), elle-même, n’avait pas suffisamment précisé ses reproches. En particulier, les sages de la Cour constitutionnelle estiment le document l’élément de campagne de l’UFDG n’enfreint ni à l’article 1er de la constitution, ni aux articles 55 et 61 de la loi électorale.
En conséquence, dans sa décision, la Cour constitutionnelle a demandé à la HAC de faire diffuser l’élément. Ce qui fut fait hier, à la fin du journal de campagne.
Il convient toutefois de préciser que selon certaines indiscrétions, c’est en raison d’expression telles ‘’petit roi’’, ‘’président dangereux’’, etc. que l’élément de l’UFDG avait été recalé.
Anna Diakité, www.kababachir.com
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