Kaba ancien Président de l’INIDH : « La Guinée a besoin de reformer ses institutions… »

A peine qu’il quitte sa fonction, l’ancien Président de l’Institution Nationale des Droits Humains (INIDH) dénonce un dysfonctionnement des nos différentes institutions.

Alors que la nouvelle équipe de l’INIDH lui demande des comptes sur sa gestion quant il était à la tête de cette institution républicaine, Mamady Kaba, parce que c’est de lui qu’il s’agit, estime de son côté que la Guinée doit reformer ses institutions :

« La Guinée a besoin de reformer ses institutions, pas seulement l’INIDH. Depuis mon départ je ne me suis pas intéressé au fonctionnement de l’INIDH,  je m’occupe d’autres choses. Mais je comprends qu’après la vague d’installations de nouvelles institutions,  il y a nécessité aujourd’hui de tirer les leçons du passé, de ce qui a marché, de ce qui n’a pas marché pour renforcer les capacités de nos institutions afin qu’elles puissent contribuer à la paix et à la stabilité »,  a laissé entendre l’ancien Président du RADHO.

S’exprimant sur le départ de Kéléfa Sall à la tête de la Cour Constitutionnelle sur les ondes d’une radio locale, Mamady Kaba estime que la crise ne date pas d’aujourd’hui

« Je n’ai pas apprécié la manière dont Kéléfa est parti, mais je sais que la crise était très profonde. Elle existait avant la période que les gens considèrent la période critique. Moi-même je me suis impliqué pour aplanir les divergences, ça c’était juste quelques mois après la mise en place de l’institution. Les commissaires ont voulu faire partir leur président et moi-même j’ai offert ma médiation. J’ai rencontré le président mais les 8 autres commissaires ont rejeté poliment cette médiation.

Ce que je déplore  ce que la crise n’a pas débuté par un déficit de fonctionnement, et elle n’a pas terminé par un déficit de fonctionnement, c’est-à-dire que les conseillers ne se sont pas insurgés parce que leur président ne rempli pas correctement sa fonction. C’est un problème d’argent. Le nœud de la guerre à la Cour Constitutionnelle, c’est un problème d’argent. Le même problème a traversé la HAC et l’INIDH », déplore-t-il.

Poursuivant, le Juriste ajoute : « A mon avis, une institution de ce genre, qui doit valider les candidatures à l’élection présidentielle et aux élections nationales et qui doit valider en dernier ressort les résultats des élections, sincèrement les conseillers de cette Cour devaient être opposés à autre chose qu’un problème d’argent. », estime l’ancien Président de l’INIDH.

Abdoul Wahab Barry, www.kababacir.com

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