Kagbélin : le rond-point de la sainte pagaille !

En éternel chantier ou en abandon ? On ne sait plus ce qui se passe au niveau du carrefour de Kagbélin dans la zone industrielle de Dubreka. Ici règne une sainte pagaille entretenue par des automobilistes, camionneurs et autres étalagistes. Tout est érigé en devise. Chacun fait ce qu’il veut et ce qu’il peut.

Circuler ici, franchir ce rondpoint qui est une jonction de quatre artères relève d’un parcours du combattant. La voie qui quitte la Cimenterie, celle qui quitte le KM36, celle qui mène à Dubreka et à Sanoya se rencontre ici à Kagbélin. Des trous ici, des étalagistes là, des taximen qui tournent au beau milieu de la chaussée, de l’autre, …, il ne fait pas bon vivre dans cet endroit hors-la-loi. Les gros camions de charbons, de sable ou ceux des usines de la zone ainsi que les motards font le reste. Policiers et usagers désormais devenus cousins, plus personne ne respecte quoi que ce soit. L’essencerie d’à-côté est transformée en gare routière et de parking. Le périmètre déjà étroit est fortement convoitée, pas pour se servir en carburant mais, pour se stationner, attendre, charger ou débarquer des passagers en partance pour Fria, Coyah, Dubreka, Centre-ville.

Ce qui frappe ici, c’est surtout l’indiscipline de certains usagers. Mais surtout l’incapacité des policiers de la routière à restaurer l’ordre. Conséquence : des bouchons à n’en plus finir et des klaxons à faire exploser les tympans. Au rondpoint de Kagbélin, c’est une zone de non droit. On fait quatre lignes et le blocus est patent. Chacun se cherche. Plus aucun chemin pour aboutir.

Très souvent, les policiers se taillent et cèdent la place aux jeunes vadrouillards pour réguler la circulation. Ceux-ci, souvent armés de bâtons contre les récalcitrants, font leur mieux et fréquemment, ils parviennent à débloquer le nœud. Et les usagers s’y accommodent…

 

Jeanne Fofana, Kababachir.com

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