Kankan : A quand la célébration des festivités du 02 octobre ?

A son avènement, aux affaires en 2010, l’une des premières initiatives du président de la république Alpha Condé, était de décentraliser la célébration de la fête du 02 octobre marquant l’indépendance et en profiter pour doter les différentes localités de l’intérieur du pays, des infrastructures dignes de nom. Ainsi, après les préfectures de Boké en 2012,  de N’zérékoré en 2013, Mamou en 2014, annulé pour cause de l’épidémie d’Ebola,   ce fut au tour de Kankan, depuis 2015 d’abriter les festivités. Mais pour divers raisons, notamment liées aux infrastructures réhabilitées, cette fête risque d’être reportée pour la troisièmes fois.

Selon le premier magistrat de la préfecture de Kankan, Aziz Diop, la ténue de ces festivités dépend de deux défis majeurs ; d’une part,  l’équipement de la quasi-totalité des infrastructures réhabilitées pour la circonstance dans divers endroits de la préfecture et d’autres part, l’aménagement  d’un cadre de vie idéal pour recevoir des hôtes de première classe.

« Vous savez, le président voudrait que la fête de Kankan soit très spéciale. Pour cela, des leçons on été tirées des fêtes passées, qui ont eu lieu à N’zérékoré, Boké et Mamou. Les infrastructures sont quasi finies. Mais il reste encore de les équiper. On ne saurait inaugurer des infrastructures dépourvues de tout équipement. Et puis, la volonté du président de la république, est de recevoir, pour cette fête à Kankan, un certains nombre de ses homologues de la sous-région ouest africaine. Pour cela, il faudrait créer un cadre idéal pour recevoir toutes ces grandes personnalités».

Cela va s’en dire, que nous assistons très probablement à un troisième report de l’évènement. A en croire Aziz Diop, il revient uniquement au chef de l’Etat lui-même de faire une déclaration autour de la tenue prochaine de ces festivités à Kankan. Mais aux dernières nouvelles aucune déclaration officielle ni officieuse n’est pour le moment connue dans ce sens.

De report en report, bon nombre des citoyens entrecroisés, se disent être dans le désespoir. Pour eux  il faudrait un miracle pour que  les défis auxquels l’autorité fait allusion, soient relevés à moins d’une semaine de cette date mémorial du 02 octobre.

CHEICK-SEKOU BERTHE, CORRESPONDANT www.kababachir.com à Kankan.

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