Kankan : A la rencontre d’ HADJA DOUSSOUGBE CHERIF, une femme qui domine sur l’échiquier politique. 


Le mois de mars est un mois entièrement dédié à toute la gente féminine à travers  le monde. C’est aussi le moment choisi par de nombreuses entités pour célébrer ou magnifier des femmes qui sortent de l’ordinaire et qui marque au quotidien leurs existence. A Kankan, elles sont nombreuses, à l’image de HADJA DOUSSOUGBE CHERIF, membre du conseil communal.

Activiste au sein de la plus grande formation politique de la région le RPG-arc-en-ciel, HADJA DOUSSOUGBE CHERIF frise la soixantaine et elle incarne aujourd’hui, la réussite  d’une femme en politique, un domaine au sein duquel très peu de femmes occupent des responsabilités dans la région. Partie de rien, la veuve mère de trois enfants, est actuellement la vice-présidente de la section RPG-Arc-en-ciel du quartier Banakoroda.

« Dieu merci j’ai aujourd’hui, plus de soixante ans. J’ai  trois enfants, dont deux garçons. J’ai fais des études oui, mais pas trop poussées. Je me suis dirigé vers le commerce. A l’époque le multipartisme était institué et les partis politiques fleurissaient. C’est ainsi que j’ai adhéré au R.P.G et depuis je ne milite pour aucun autre parti ».

Comme toute quête menant vers la réussite, le parcours de HADJA DOUSSOUGBE CHERIF, est fait de hauts et de bas. Elle le reconnait.

« Dans la lutte politique, on a connu des hauts et des bas. Notre  parcours a été parsemé d’embûches. Nous avons entrepris beaucoup d’actions par le passé. Aujourd’hui, Dieu a voulu que je sois vice- présidente de la section RPG de Banankoroda, et à l’issu des dernières communales, j’ai  été  retenue comme conseillère, grâce a ma section politique ».

Et puis, fervente défenseuse de l’émancipation des femmes, elle profite de cette date commémorative, pour véhiculer ce message d’encouragement à l’intention de toutes les autres femmes du monde. 

« Ce mois chaque année est dédié à la cause des femmes. Ce monde ne reste pas figé, il est en perpétuel changement. Toutes les tâches ne doivent pas toujours revenir aux hommes, les femmes doivent aussi savoir se débrouiller. Les femmes peuvent être admises à de hautes fonctions partout. Mais il faut du courage et oser. Cette commémoration, est une opportunité qu’il faut saisir pour démontrer au monde que les femmes peuvent accomplir toute les tâches, au même titre que les hommes ».

A noter que le courage et la patience sont les deux plus grandes qualités, que l’entourage reconnait, chez cette brave femme au parcours atypique.

CHEICK-SEKOU BERTHE, CORRESPONDANT www.kababachir.com

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