Kankan : La grève du SLECG ne fait pas l’unanimité dans les rangs des enseignants !

Le mot d’ordre de grève illimitée déclenchée par le SLECG sur toute l’étendue du territoire Guinéen, avait été largement suivi, en début de semaine dans la commune urbaine de Kankan. Mais le constat de ce mercredi 17 octobre 2018, a démontré  que les cours sont dispensés régulièrement non seulement dans tous les établissements du secteur privé, mais aussi dans quelques écoles publiques de la place.

Cette grève déclenchée par Aboubacar Soumah et ses camarades, peins jusqu’ici à se généraliser à Kankan. Aucun établissement privé de la localité n’est solidaire à cette fronde. Par exemple, au GSP/Emmanuel et 2MS, le constat est net. Des différentes sessions de la maternelle, jusqu’ aux classes de la terminale, élèves et enseignants viennent massivement en cours.

Abou Camara alias ‘’Abou presse’’ censeur, après nous avoir  fait visité, les classes de son établissement une par une, affirme : « Ici c’est une école privée. Et donc les cours se passent bien malgré le mot d’ordre de grève lancée par le SLECG. Les enseignants ont répondu, les élèves sont là. Je ne vois pas de raison pour que les cours ne se tiennent pas ».

Au groupe scolaire privé Lac Leman, c’était le même constat et les mêmes sons de cloches. Aucun signe de grève. A l’heure de la pause, la cour de l’école grouillait d’élèves et d’enseignants. Foromo Bilivogui  est le proviseur. « Notre établissement est privé. Ce sont les autorités éducatives qui gèrent le groupe scolaire Lac Leman certes, mais au fond Lac Leman reste et demeure une institution privée. C’est la raison pour laquelle, nous, on est pas en grève.».A-t-il fait remarquer.

C’est la même tendance, qui fut aussi observée, dans les autres établissements privés de la commune urbaine, à l’image, du groupes Scolaire Saint Jean, COSNAK, M’Bemba Touré, ou encore à l’école Franco Arabe Dar-Khalil-Salafia.

Aussi en dehors du primaire,  ce mot d’ordre n’a pas été pleinement suivis par les enseignants  dans quelques établissements publics de la place, tel que lycée Marien N’gouabi.

« Vous savez la grève est un droit constitutionnel. Donc il appartient aux travailleurs de jouir librement de ce droit. L’essentiel c’est que du matin au soir, nos enseignants, viennent dispenser les cours». Nous fait savoir, Fodé Condé, censeur, du collège dans cet établissement.

Du moins qu’on puisse retenir, cette grogne du SLECG est loin de faire l’unanimité au sein du collectif des enseignants de Kankan. A suivre !

Ibrahim Diallo, correspondant www.kababachir.com, à Kankan.

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