Kankan : Prolifération des kiosques à parier près des écoles et les élèves en deviennent accros de la loterie.

Aujourd’hui à Kankan, le constat révèle bien que les jeunes élèves sont les plus fréquents dans les nombreux kiosques à parier de la société Guinée Game, qui bordent de nos jours toute les ruelles de la ville.    

Il n’est donc pas rare, de voir des kiosques se créer près des établissements scolaires de la ville. Car pour les nombreux tenanciers, de ces kiosques, dont la plupart sont des étudiants sans emploi et qui n’ont que ça pour subvenir à leurs besoins, c’est une question d’argent et d’intérêt qui domine.

 Fatoumata Bayo, jeune diplômée et précédemment tenancière d’un Kiosque à parier dans le quartier de Corialen, nous donnent les motivations de la relocalisation de son Kiosque juste aux alentours du lycée 3 Avril de Kankan.

« Quand j’étais en profondeur du quartier, je ne faisais que des recettes moyennes. Mais depuis que j’ai vu le degré d’intérêts que les jeunes élèves accordent aux paries actuellement, j’ai donc décider de faire déplacer mon kiosque à côté du lycée 3 avril, et aujourd’hui, disons Dieu merci, j’arrive à faire beaucoup plus d’économie ».

Du côté des élèves eux même, ils semblent très assurés que, mieux que l’école, ces jeux sauront les ouvrir les portes d’un avenir meilleurs. Parmi tant d’autres, Mohamed Konaté, lycéen nous explique les raisons de sa présence au kiosque malgré pour lui, le fait d’être en situation de classe.

« Moi c’est pour ne pas perdre du temps en classe à suivre des cours moins importants, que je préfère toujours venir composer mes combinaisons, et calculer mes futurs gains. Car c’est évident que l’on peut gagner sa vie, rien qu’en pariant 2000 FGN chez Guinée Gammes »

Encore plus lion, il ne manquera pas de citer quelques exemples de personnes qui ont selon lui auraient construit un avenir radieux à travers ces jeux.

Enfin, il faut noter que face à cette montée inquiétante des Kiosques aux à côtés des lycées de la ville, les autorités passives. Comme d’habitude, à Kankan, n attend que navire coule avant de lutter contre chavirement.

CHEICK SEKOU BERTHE, correspondant www.kababachir.com à Kankan

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