Kassory chez Sékhouna (Tanènè) : la fibre tribale de la dissuasion

Le Premier ministre joue sur la fibre tribale du côté de Tanènè, chez Sékhouna Soumah pour tenter de dissuader le camarade Soumah du SLECG : « J’ai demandé à ce qu’on lui donne des conseils parce que ça ce n’est pas notre culture soussou, ce n’est pas la culture dont nous héritons de nos aînés. La politesse, la reconnaissance du droit de l’aîné sont des valeurs de notre culture. On ne peut pas taper sa poitrine ni devant la loi ni devant la force publique. Si la loi est appliquée sur lui demain, qu’on ne vienne pas me dire écoutez c’est notre frère, je ne marcherai pas »

De l’avis de Kassory Fofana, qualifiant de honte « d’observer ce qu’il a fait, le Président de la République l’a invité, la tenue pour son titre, et il sort de là et se comporte comme un…je ne vais même pas qualifier. » C’est donc une histoire de Basse-côte : « Je m’étais rendu à Tanènè pour demander à El HajSekouna de faire asseoir notre frère Aboubacar Soumah pour lui demander d’arrêter et lui donner des conseils. Ce n’est pas à un fils de la Basse-côte de conduire une grève qui paralyse le pays. Ça me fait mal que ce soit un des nôtres qui brave le pouvoir. »

Kassory n’a pas utilisé cette même fibre pour ouvrir d’une façon responsable le dialogue dont il a charge avec le SLECG. Il veut ainsi prétendre vouloir la paix, en utilisant des menaces, en faisant remplacer les enseignants grévistes. On verra bien jusqu’où ira-t-il.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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