Kélèfa Sall évincé: faut-il sortir le grand jeu ou s’avouer vaincu ?

Kélèfa Sall a été supplanté à pied levé par des frondeurs issus de sa Cour, lesquels sont soutenus, à s’y méprendre, par l’Exécutif qui envoie des gendarmes gazer des activistes politiques et de la société civile venus faire des sit-in afin d’empêcher qu’on chiffonne la Constitution. Une tête émerge des frondeurs : Mohamed Lamine Soumah.

Kélèfa Sall sortira-t-il le grand jeu ou va-t-il s’avouer vaincu, même si aucun décret d’Alpha Condé n’a encore confirmé l’arrivée de ce tout nouveau président-frondeur, à la tête de la Cour constitutionnelle ? Cette question est sur la bouche de bien des Guinéens qui suivent les péripéties de la crise de cette honteuse Cour. Selon des informations, Kéléfa n’a perdu aucune once de sérénité. « Quand le moment sera opportun, je verrai ce que peux dire, mais pour le moment, je suis sous le coup de deux serments : mon serment de magistrat qui a valu ma présence ici et mon serment de membre de la cour constitutionnelle. Mon second serment m’interdit de me prononcer sur tout ce qui relève de compétence de la Cour Constitutionnelle », a déclaré le président évincé à un confrère. C’est dire qu’il est loin de s’avouer vaincu.

Il s’emmure derrière les textes, seul rempart qui vaille. Derrière cette sérénité à toute épreuve, il bénéficie de grands soutiens de la part des opposants, des acteurs de la société civile ainsi que tous ceux qui connaissent la chose constitutionnelle. Ceux qui s’agitent se sont manifestement des militants du RPG, découverts ou camouflés. Les prochains jours seront palpitants.

 

 

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

 

 

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