Kéléfa Sall : l’envers du décor, en toute sérénité

Il aura marqué les esprits et l’Histoire de la Guinée en mettant en garde Alpha Condé en présence de nombreux invités africains et étrangers, quant aux manœuvres des ‘’sirènes révisionnistes’’. Kélèfa Sall – c’est de lui qu’il s’agit- n’est pas tout simplement blanc comme neige. L’envers du décor scruté en toute sérénité n’est pas tout aussi favorable à ce magistrat qui fait tant parler de lui.

Il y a des mois en effet, une présumée malversation financière variant entre 1 728 323 979 GNF et 2 096 363 979 GNF plane sur la Cour constitutionnelle. Certains médias sérieux en ont parlé à satiété. Alpha Condé a été mis au courant du présumé scandale. Et très vite, le 16 mars plus précisément, une mission de l’inspection d’Etat a été mise en branle après bien entendu le rapport – rejeté par certains conseillers – intérimaire du Comité de trésorerie.

D’audit en audit avec l’implication du conseiller à la Présidence chargé des relations avec les institutions républicaines, le Président de la Cour constitutionnelle n’aura pas été ébranlé. En tout cas, on s’est limité aux rapports d’audit. Coupable ou pas, Kéléfa Sall ne le dit pas et ne clame pas non plus son innocence. Cette tache noire estampille le patron de la Cour constitutionnelle. Et de la plus vilaine des manières. Sa destitution voulue est en partie liée aux scandales financiers présumés. Cet envers du décor est omis par l’opinion. Celle-ci ne voit que le départ forcé de Kelefa qui serait synonyme de 3è mandat pour Alpha Condé. Déjà, huit conseillers de la Cour Constitutionnelle viennent de saisir l’Assemblée nationale dans l’optique de pousser vers la sortie le magistrat audacieux. Motion de défaillance et autres ont été expérimentés. Des spécialistes jurent que cette option est contre-productive.

De quoi donner du fil à retordre aux bourreaux Kèlèfa Sall.Ceux-ci boudent désormais les réunions et ne reconnaissent plus l’actuel patron de la Cour constitutionnelle. C’est ainsi d’ailleurs qu’en juillet dernier, Alpha Condé a présidé la prestation de serment de trois conseillers. L’arrivée d’Ahmed Temassadou, (42ans), Ansoumane Sacko,(38 ans) et Fatoumata Morgan, (43 ans) constitue une réelle violation des textes de la Cour, en ce sens que, n’est conseiller que celui qui a 45 ans et plus. Jugez-en.

 

Jeanne Fofana

 

 

 

 

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