Kidnappings dans la cité : de gros moyens désormais disponibles ?

Le Président de la République a demandé aux ministres en charge de la Sécurité et de la Défense de mettre à profit les nouvelles dotations en matériel et équipements pour éradiquer le grand banditisme, caractérisé ces derniers temps par des enlèvements contre rançon.

C’est l’une des grandes décisions issues du conseil des ministres, le jeudi dernier à Conakry. En effet, les kidnappings les plus incroyables sont désormais perpétrés à Conakry et périphéries. C’est souvent les mêmes catégories de personnes qu’on enlève : les commerçants ou membre de famille de commerçants. Les bandits ou supposés comme tels jettent pour l’instant leur dévolu sur ces vieux et leurs progénitures. Peut-être estiment-ils que la rançon peut bien être consistante et donc enrichira beaucoup plus les auteurs et autres commanditaires de ces actes propres aux pays en guerre.

Le gouvernement n’avait jamais jusque-là réagi, suite aux enlèvements répétitifs de citoyens, à des heures parfois normales (début de soirée ou à l’aube). C’est le même mode opératoire utilisé pour l’instant. Une voiture aux vitres teintée, sans immatriculation stationne à des heures durant et guettant leurs proies avant de disparaitre. La Police, la Gendarmerie informées, font peu, très peu pour retrouver les ravisseurs. Des ravisseurs sans amis, avec des complices certes !

C’est comme cela que le banditisme a secoué la capitale et les villes périphériques jusqu’à ce que des visiteurs indésirables se rendent au cœur même de l’Etat, chez le Préfet de Coyah. Tentative d’assassinat, coups et blessures ont été entre autres forfaitures commises. Depuis, là-bas, on semble avoir pris des dispositions. Il faudra aussi certainement kidnapper un ministre, un membre de famille de celui-ci ou autres pour que l’Etat réagisse de la façon la plus énergique. Nul n’est à l’abri.

 

Jeanne Fofana, Kababachir.com

 

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